Conférence à l’UBO: De l’âge du faire à l’âge de l’être

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Si cela vous intéresse, et que vous avez du temps devant vous, vous pouvez assister à la conférence que j’ai donnée à l’Université de Bretagne occidentale, en janvier dernier,  portant sur le savoir-être.

Voici le lien : UBO

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S’engager dans ses tâches

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Lorsque nous observons une personne compétente travailler, nous constatons, entre autres, son engagement dans ses pratiques. Dans le modèle du savoir-être que je vous ai proposé, l’engagement se situe au croisement des tâches à effectuer, des représentations que la personne a des comportements à manifester et des interactions entre elle et les autres, leurs idées ou leurs choses. C’est à partir de la manière dont les interactions sont gérées, selon la situation, que le lien de confiance se construit.

Le défi est d’être en mesure, comme formateur, d’avoir les moyens pour susciter cet engagement par les apprenants. Je vous propose l’aide à se comporter comme moyen pour entrer en relation avec vos apprenants, provoquer cet engagement et faire prendre conscience des éléments qui la composent.

Anciennement, on ne faisait qu’entraîner les personnes à réaliser des tâches conformément aux prescriptions. Aujourd’hui, on s’attend à ce que les personnes soient en mesure de comprendre le travail à faire et de s’adapter aux circonstances générées par une situation de travail.

Les attentes des gens sont maintenant plus larges que le simple fait de bénéficier d’un travail fait selon les objectifs. Ils veulent une bonne relation avec la personne qui le réalise et, à choisir, ils favoriseront l’engagement d’une personne dans son travail plutôt que simplement une personne qui fait son travail de façon anonyme. L’engagement à cet égard est comme les odeurs qui nous préparent aux bons plats du dîner. L’un doit être conséquent avec l’autre.

Des capsules de base en didactique de la FP

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Je vous propose huit petites capsules en didactique qui présentent des concepts de base à considérer par un formateur lorsqu’il planifie une formation. Je vous reviens un peu plus tard avec la suite des capsules sur le savoir-être avec l’engagement.

De l’âge du faire à l’âge de l’être.

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Cliquez sur l’illustration pour l’article au complet.

Des réflexions pour se positionner

J’ai souvent constaté qu’avoir des compétences n’était pas suffisant pour être compétent.

Si « avoir » n’est pas suffisant, alors c’est dans « être » que se trouve la piste à explorer. Être ou ne pas être, telle est la question!  La phrase célèbre de Hamlet, dans l’oeuvre de Shakespeare, peut nous servir d’inspiration.

De cette idée de question, un étudiant m’a déjà dit qu’il était bien fatigué d’écouter des réponses à des questions qu’il ne se posait pas!

Le questionnement ne serait-il pas alors la voie à privilégier? Il s’agit, peut-être, d’inverser le rôle du professeur.   De prendre le rôle de celui qui accompagne l’apprenant à se poser des questions, pour qu’il cherche lui-même les réponses, plutôt que le rôle de transmetteur de réponses à mémoriser, pour seulement faire performer l’apprenant aux examens.

La réalisation d’une telle approche pourra se faire dans la mesure où une formation ne devrait pas être faite pour celui qui la donne, mais pour celui qui la suit. Le développement d’une compétence implique que le dispositif et les stratégies de la formation soient adaptés aux intentions. Notre intention étant de développer le savoir-être chez les étudiants. C’est dans cet esprit qu’il faut que le professeur tienne compte des caractéristiques de l’apprenant ainsi que de l’objet à faire apprendre.

Le développement d’un savoir-être demande, à l’apprenant, d’être conscient de ce qu’il ignore. Il doit s’investir dans une démarche volontaire et autonome d’évolution personnelle pour combler l’écart entre ce qu’il ignore et ce qu’il connaît. Finalement, il doit  accepter de confronter socialement les effets de son évolution.

L’accompagnement devient, dans ce contexte, une façon d’intervenir plus propice, pour que le professeur puisse aider l’apprenant à découvrir et à appliquer, par lui-même, les réponses aux questionnements qu’il aura suscités chez lui.

Le développement du savoir-être exige de l’apprenant une mise en action, du questionnement, de la motivation et de l’énergie. Pour que ces exigences se concrétisent dans les formations, des changements dans les pratiques d’enseignement sont essentiels.

Einstein a écrit que la folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. Pour ne pas devenir fou, il faudrait accompagner l’apprenant à être ce qu’il veut devenir, plutôt que de l’obliger à faire ce qu’on veut qu’il fasse.

C’est à partir de ces réflexions que je veux partager, avec vous, le fruit de mes travaux sur l’intégration du développement des savoir-être dans des pratiques de formation. Je traiterai de ce sujet à partir de cinq points.

Le premier point est la raison qui nous porte, aujourd’hui, à nous préoccuper du développement des savoir-être chez les étudiants. Est-ce un problème social, culturel ou éducationnel qui nous oblige à aborder ce sujet ?

Le deuxième point touche aux personnes impliquées dans ces savoir-être. À qui s’adresse le savoir-être? Il y a ceux qui doivent le manifester, ceux qui en bénéficient et ceux qui veulent le faire manifester. Mais qu’est-ce que cela implique chez ces personnes? Quel est le rôle qu’ils doivent jouer?

Le troisième point, très pertinent, implique le savoir-être lui-même. En quoi consiste le savoir-être? De quoi parle-t-on lorsque l’on traite de compétence, d’attitudes, de valeur, de comportement ou de savoir-être? En éclaircissant le « quoi », nous serons plus en mesure d’y associer le « comment ».

Le quatrième point traite de la démarche de formalisation du savoir-être. Comment faire pour faire du savoir-être un objet d’apprentissage?

Finalement, le cinquième point couvre les moments et les manières d’aborder le savoir-être dans une formation. Quand le faire apprendre? Comment le faire apprendre? Comment créer un climat favorable à son développement?

Cliquez pour lire la suite …

Comprendre la situation pour adapter son savoir-être

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Les savoir-être sont des concepts abstraits difficiles à faire comprendre. Il est impossible de présenter, aux apprenants, simplement  une image ou un objet pouvant faire comprendre les composantes et leurs fonctionnements. Comment faire percevoir et comprendre la débrouillardise, le respect, le jugement, l’esprit d’équipe ou la maturité autrement que de placer l’apprenant en situation pour qu’il puisse vivre  les circonstances qui en justifient la manifestation?

Le savoir est un objet de connaissance. Le savoir-faire est un objet de performance. Le savoir-être, quant à lui, est plutôt un objet de fierté. Cet objet de fierté l’est autant pour l’apprenant lui-même, pour ce qu’il fait et sa conscience de la satisfaction des autres de ce qu’il est et ce qu’il fait. Cette fierté sera générée par la confrontation des savoir, savoir-faire et savoir-être de l’apprenant avec une situation où il aura à gérer des circonstances pour répondre aux attentes.

Mais pour que cela puisse se produire, encore faut-il que nous puissions, comme enseignant, être en mesure d’amener l’apprenant à comprendre.

Le comportement professionnel le pont vers le lien de confiance

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Comportement professionnel

Le comportement professionnel est l’annonce de ce que vous êtes. C’est par cet agir et sa conformité aux attentes de ceux qui vous observent que se développe le lien de confiance et fait de vous un professionnel. Le comportement professionnel se définit comme étant la manière organisée de se conduire qu’une personne manifeste lorsqu’elle répond à une stimulation liée à une tâche professionnelle. Pour pouvoir répondre à cette stimulation, la personne doit pouvoir se représenter les savoirs nécessaires, être en mesure de conceptualiser les informations liées à l’activité et finalement avoir les connaissances nécessaires liées à la maîtrise des instruments utiles à sa tâche.

Selon le modèle de la compétence que je vous ai proposé (article 1 de la série), le comportement professionnel est à la jonction des attitudes à manifester, de la caractérisation des savoir-être dans ce que je suis et le lien de confiance à manifester pour communiquer mon identité professionnelle. Ces éléments constituent le point le plus élevé du processus de développement des savoir-être chez l’apprenant. En comprenant les finalités, nous serons plus en mesure de mettre en place les conditions d’apprentissage nécessaires à son développement.

Les tâches, éléments provocateurs des savoir-être

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Le savoir-être prend son sens dans une situation, tout en s’articulant autour d’une tâche professionnelle à réaliser. C’est au moment de la réalisation d’une tâche que l’apprenant peut vivre l’ensemble des composantes qui font en sorte que son état va changer, conformément ou non, selon le comportement professionnel nécessaire à la construction des liens de confiance. La situation c’est le décor, la tâche c’est l’action, le comportement professionnel c’est l’intrigue. Le comportement professionnel c’est le constat que le résultat de la tâche correspond aux attentes de rendement et que les actions réalisées, pour atteindre ce résultat, ont suscité, tout au long de leur réalisation, un sentiment de contrôle et une assurance que le résultat attendu sera au rendez-vous.

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