Des TIC aux TAAC

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Les TIC sont à la mode depuis une dizaine d’années. Qui les utilise? Pourquoi ont les utilise? Qu’est-ce que cela améliore?

Le but ne doit pas être d’utiliser les technologies de l’information et des communications, mais se servir de ces technologies pour articuler des intentions pédagogiques et didactiques permettant d’améliorer les apprentissages. Pour que la majorité des enseignants aient besoin de se servir de ces technologies, il va falloir faire la démonstration qu’ils vont gagner du temps. Le temps est l’indicateur premier de la motivation d’un enseignant à s’ouvrir à la nouveauté. Au-delà des mordus de ces technologies, il faut revenir à des considérations élémentaires en lien avec la raison d’être d’une formation, c’est-à-dire faire apprendre.

Les TAAC représentent ce que j’appelle les technologies en aide à l’apprentissage des compétences. J’ai établi une représentation des concepts à considérer dans une réflexion sur une utilisation pertinente des TIC. C’est tout de même curieux qu’après toutes ces années il y ait si peu d’utilisations généralisé des TIC.

On désire même se servir de ces technologies pour motiver les élèves en classe. Je pense que les technologies ne motivent pas, ils peuvent disposer ou amener l’apprenant à adhérer à la formation. Il ne faut jamais perdre de vue qu’en formation c’est l’apprentissage qui doit motiver.

Mes réflexions et mes utilisations des TIC en TAAC m’ont amené à identifier trois indicateurs de pertinence à l’utilisation des TIC dans le sens des TAAC.

1. Comment la technologie va augmenter la qualité des apprentissages?
2. Comment la technologie va augmenter la quantité des apprentissages?
3. Comment la technologie va faire réaliser les apprentissages en moins de temps?

Bonne analyse!

Quel climat avez-vous instauré dans votre milieu de formation?

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Le milieu de formation est souvent le résultat d’un constat où il semble que l’enseignant n’a pas de pouvoir. Il faut distinguer le milieu physique, ses composantes, son aménagement et son climat. Le climat c’est l’ambiance que l’enseignant a su mettre en place pour favoriser la coopération, la communication, l’initiative, l’autonomie, le goût de se dépasser, le respect et la maturité. Ces qualités essentielles autant pour développer sa compétence que pour apprendre se manifesteront chez l’apprenant dans la mesure où le climat sera favorable à leurs émergences et à leur développement.  Pour pouvoir favoriser l’émergence de qualités, le climat doit créer les conditions pour donner le goût à l’apprenant de s’engager, d’avoir le désir de chercher, de le porter à la réflexivité et de lui donner confiance.

43 outils didactiques à votre portée

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J’ai produit, avec mon centre de recherche, depuis 25 ans des centaines d’environnements de formation. Au fur et à mesure de ces conceptions, j’en suis arrivé à identifier un certain nombre d’instruments ayant des fonctions très spécifiques dans le cadre d’une formation-action axée sur le développement de compétences professionnelles. Je vous présente ici 43 instruments didactiques simples à produire où chacun de ces outils est lié à une intention didactique précise. J’ai pu constater que la valeur d’un instrument didactique ne se mesure pas à son originalité, à sa technologie ou à son prix, mais plutôt à son efficacité à produire des actions mentales associées à la compréhension, au raisonnement, à l’inférence, à l’analyse à la prise de décision.

43 outils FPT.pdf

Un environnement de formation

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En formation professionnelle on associe souvent le milieu de formation avec les classes, les ateliers et les laboratoires à des milieux normaux pour faire apprendre. Il en va tout autrement pour le développement des compétences professionnelles. Il faut plus qu’un milieu standard de formation pour favoriser le développement des compétences professionnelles, il faut l’aménager conformément au climat que nous désirons y installer. Je me suis inspiré du cadre de référence des apprentissages en formation professionnelle du MELS (2005). Il faut que le milieu de formation permette l’exploration, l’apprentissage, l’application et le transfert des savoirs nécessaires au développement de la compétence. Pour répondre à ces attentes, il vaut mieux parler d’environnement que de milieux. J’ai représenté, dans les schémas si dessous, ce que je nomme environnement. L’environnement a pour fonction de créer un climat favorable aux apprentissages et au développement de la compétence professionnelle des apprenants. Les trois composantes de base de l’environnement sont les intentions d’apprentissage, les ressources et leur aménagement. L’aménagement des ressources a pour fonction de créer un contexte qui a du sens pour réaliser l’action contextualisée exigée par la compétence. L’aménagement des apprentissages se fait par la mise en place d’une situation de travail artificielle. Les ressources nécessaires aux apprentissages sont directement associées à l’action à réaliser par l’apprenant.

Ce schéma peut sembler complexe, mais il représente une réalité simple. Le travailleur oeuvre dans une situation de travail où il réalise ses tâches (actions) en lien avec différents contextes. C’est ce qui suscite le climat de travail. Dans un milieu de formation où c’est l’apprentissage qui est au coeur de toutes les activités d’enseignement, il faut aménager les ressources pour favoriser les apprentissages tout en mariant le climat favorable aux apprentissages et le climat de travail nécessaires au sens de la compétence professionnelle à faire développer.

Atelier 13 : Stimuler et faire adhérer l’apprenant avec un contexte d’apprentissage signifiant

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La formation professionnelle dispose de l’ingrédient par excellence pour motiver les élèves. Malheureusement, on a tendance à vouloir se conformer aux pratiques traditionnelles d’enseignement au tableau avec les élèves, les démonstrations en laboratoire et les pratiques supervisées en atelier.

La formation professionnelle est pleine de sens, pourquoi en priver les élèves. Malheureusement, on associe les sens à l’aspect pratique des exercices. Ce qui donne le sens ce n’est pas la tâche, mais la situation que nous avons aménagée dans un environnement pour que cette tâche prenne un sens.

Les environnements que j’ai vus généralement en formation professionnelle étaient plutôt scolaires. Une série de soudeuses alignées pour les exercices. Une série d’ordinateurs pour pratiquer la méthode de doigté en secrétariat. Des postes de travail en dessin aménagé pour faciliter le travail de l’enseignant.

J’ai rarement vu une entreprise de soudage, un bureau de dessinateurs, un bureau d’entreprise où l’apprenant venait travailler et où on lui apprenait son métier. À l’école on fait comme à l’école, je vais lui montrer et il va apprendre s’il est motivé.

Il faudrait peut-être que ça change. Aujourd’hui, ce n’est pas tellement la tâche à faire qui est importante, mais plutôt comment je vais fonctionner dans le contexte de travail? Il est difficile de juger des performances d’un poisson en dehors de l’eau. Il en va de même de l’apprenant, à quel moment il est en contact avec l’eau. Au stage il est trop tard!

 

Atelier 11 : Motiver l’apprenant avec la situation de travail artificielle

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Plusieurs enseignants et formateurs se plaignent du manque de motivation des apprenants. Un point important pour susciter, développer et maintenir la motivation de l’apprenant est directement associé aux situations dans lesquelles nous allons les placer pour qu’ils apprennent. Les apprenants, en formation professionnelle, n’ont pas choisi d’être en formation. Ils ont choisi le métier ou la profession, la formation devient alors un passage obligé pour eux.

Son intérêt est de vouloir exercer l’activité professionnelle qu’il a choisie. Pour l’enseignant c’est un point de départ essentiel sur lequel il doit tabler pour la suite des stratégies d’enseignement qu’il mettra en place. Aussi longtemps qu’il demeure en lien avec la situation de travail, l’apprenant va le suivre. C’est au moment où nous commençons à jouer à la petite école que l’apprenant décroche. Les devoirs, les leçons, écoute le prof, fait tes tests, fait des reprises, regarde les démonstrations, etc. C’est au moment où nous pensons à sa place, que nous agissons à sa place et surtout lorsque nous axons la formation sur la réussite des examens que l’apprenant se transforme en « élève avec son maître ».

Il existe une situation de travail pour chacun des apprentissages que l’apprenant devra réaliser. Le but est de mettre en scène les objectifs du programme avec les situations de travail auxquels ils correspondent et les faire vivre à l’apprenant. Je ne parle pas ici de mises en situation théoriques, d’histoires ou d’exemples, mais de situations de travail bien réelles organisées dans le milieu de formation. Elles n’ont pas l’imputabilité du marché du travail, parce qu’elles sont contrôlables en tout temps par le metteur en scène, c’est-à-dire le professeur.

Si nous désirons favoriser le développement des compétences chez l’apprenant, il faut le placer en situation de travail avant ses stages, pas seulement à un poste de travail. Il faut premièrement qu’il comprenne la situation avant de réaliser ses tâches. C’est dans la situation qu’il recueille les informations nécessaires à la manifestation de sa compétence.

L’atelier que je vous propose consiste à identifier et à agencer les composantes d’une situation de travail artificielle pour qu’elle devienne source de motivation, de sens et d’apprentissage pour l’apprenant.

 

Treize outils utiles à l’enseignement

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Ceci est une présentation que j’ai réalisée pour expliquer l’utilisation de treize outils didactiques permettant de mettre en place une démarche d’enseignement différencié à l’éducation des adultes en formation professionnelle. Je présente l’idée que le choix d’une formule pédagogique ne doit pas mettre en question l’objet d’apprentissage et ses intentions. En formation professionnelle nous sommes en présence de compétences. Avec les adultes nous sommes en présence de personnes où l’adhésion à la formation, le sens et la pertinence des apprentissages jouent un rôle essentiel dans la mise en place d’une formule pédagogique. Il ne faut jamais oublier qu’une formule pédagogique a pour fonction de faciliter les apprentissages et non seulement faciliter l’organisation de la formation. Les outils que je présente font en sorte de favoriser l’articulation de l’enseignement différencié, que l’on confond trop souvent avec l’enseignement individualisé qui doit être plus associé à l’enseignement programmé.

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