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Un constructeur d’activités

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Construire des activités est une tâche qui peut devenir complexe assez rapidement. Pour aider les formateurs, j’ai conçu un instrument pour associer l’objet d’une activité à un verbe d’action et à une intention d’accompagnement.

Une activité demande à l’apprenant de réaliser une action en rapport avec un objet à apprendre. Les objets à apprendre sont de différents ordres et ont différentes fonctions dans la tâche professionnelle d’une personne. J’ai fait la liste de ces différents objets utiles à l’activité professionnelle :

• Processus de travail
• Instructions
• Gestes
• Procédure intellectuelle
• Opérations
• Procédure technique
• Tâche
• Problème
• Données
• Concepts

Il est possible d’associer à ces différents objets à apprendre les actions qui devront la mettre en oeuvre. C’est la deuxième composante de mon constructeur. J’ai choisi un certain nombre de verbes génériques qui aide à identifier le genre d’activité selon l’objet à faire apprendre.

Cette liste de verbes n’est pas exhaustive. Les verbes ont été choisis selon leur niveau taxonomique et peuvent s’appliquer à l’ensemble des fonctions de travail. Choisir le verbe à attacher à un objet à apprendre est une étape importante dans l’organisation des apprentissages, car il déterminera l’importance des apprentissages à réaliser. La logique des actions est associée à la logique des objets à faire apprendre. Il faut que l’apprenant apprenne les concepts pour pouvoir comprendre la tâche à réaliser. Il devra également comprendre le problème pour être en mesure de faire les liens avec la tâche à réaliser. Les procédures et instructions sont au service de la tâche à réaliser et du problème à résoudre, etc.

L’utilisation de l’objet à faire apprendre et de l’action à faire réaliser est directement liée à l’intention de l’enseignant, ici appelé accompagnateur. Ces intentions sont de deux ordres. Soit qu’il désire faire réaliser une action avec l’objet où qu’il désire rétroagir sur une action avec l’objet.

Vous pouvez avoir une idée du fonctionnement de cet aide à la tâche à partie du petit vidéo présenté au début de cet article. À défaut d’être un outil fonctionnel pour un enseignant dans l’action, il demeure un outil de réflexion intéressant, il me semble, pour comprendre la complexité du travail pour construire des activités en classe ou en atelier qui sont cohérentes avec les objets d’apprentissages à faire apprendre.

Une image vaut mille mots. Neuf images valent?

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Une image vaut mille mots. Pourquoi ne pas s’en servir pour représenter aux apprenants une façon de faire? Ce type d’aide à la tâche est très efficace et simple à faire. Elle permet à l’enseignant de représenter facilement ses attentes et à l’apprenant de se faire une représentation conceptuelle, structurelle et fonctionnelle de ces attentes.

 

Concevoir un itinéraire pour une séance

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Comment faire un itinéraire d’apprentissage?

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Je vous présente ici une carte des concepts associés à la réalisation d’un itinéraire d’apprentissage. Pour la réaliser, j’ai fait l’expérimentation d’un petit logiciel sur IPad. Ce logiciel se nomme JOT!. Il est très intéressant par sa simplicité et sa flexibilité. Vous pouvez présenter votre travail directement, avec le connecteur vga, à l’écran si vous n’avez pas de tableau ou vous désirez garder une trace du travail. Ce n’est pas un logiciel de cartographie spécifiquement, il vous permet de dessiner ce que vous désirez avec vos doigts. C’est parfois les outils les plus simples qui sont les plus performants.

Un itinéraire d’apprentissage pour faire adhérer et pour motiver

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Ceci est l’itinéraire que je présente à mes étudiants au début de mon cours de didactique d’une durée de 45 heures.

J’entends souvent des récriminations de la part des enseignants sur le fait que les étudiants ou élèves manquent d’intérêt, manquent de motivation, ne prennent pas d’initiative, ne sont pas autonomes, etc. Avant de jeter le blâme sur la société, les parents, les étudiants, l’école, le programme, le gouvernement, etc, ne vaudrait-il pas mieux d’essayer de trouver des solutions en examinant de plus près la situation qui peut engendrer ces constats.

Comment intéresser un apprenant à apprendre une chose dont il ne perçoit pas la pertinence?

Comment motiver un apprenant à fournir les efforts nécessaires à réaliser des apprentissages dont il n’a pas conscience d’avoir besoin?

Comment amener l’apprenant à prendre des initiatives dans son propre cheminement s’il n’a pas idée où il doit se rendre?

Comment susciter chez l’apprenant le désir d’autonomie qui fera en sorte de faire de lui un véritable apprenant?

J’ai voulu répondre à ces questions, didactiquement parlant, en proposant un instrument relativement simple que j’ai nommé «Itinéraire d’apprentissage». Accompagner un apprenant dans ses apprentissages exige que ce dernier ait une idée d’où il vient, où il est et où il va. Accompagner ne veut pas dire guider. Le guide se situe généralement en avant et les personnes qu’il guide le suivent. Accompagner c’est être à côté pour aider l’apprenant à aller où il doit et où il veut aller. La façon de lui indiquer le chemin à parcourir c’est de lui remettre la liste séquencée des apprentissages à réaliser pour atteindre le but visé.  Les apprentissages ici doivent être exprimés sous la forme d’action à réaliser et de résultat attendu. Le résultat ici ne s’exprime pas sous la forme de % mais d’un livrable constituant une production concrète de l’apprentissage à réaliser avec des indicateurs de réussite.

J’ai vu plusieurs enseignants remettent à leurs élèves une copie du plan de cours ou du programme. Ces deux documents ont peu de sens pour l’apprenant et ne reflètent en rien les résultats des apprentissages à réaliser et de l’effort à fournir. Si un enseignant  a correctement planifié et organisé sa formation, il devrait être en mesure d’annoncer à l’apprenant les apprentissages qu’il réalisera. Cet itinéraire permet à l’apprenant d’anticiper le changement qui se produira entre son entrée en formation et sa sortie et à l’enseignant de rendre plus concret les apprentissages à faire réaliser. L’apprenant peut alors s’investir dans ses apprentissages étant ainsi conscient du cheminement attendu. Ce volet de conscience pragmatique permet à ce dernier d’adhérer pleinement à la formation ou encore de changer de milieu de formation parce que le cheminement ne lui convient pas.

Apprendre se doit d’être un acte conscient, volontaire, autonome et social. À cet égard, l’itinéraire des apprentissages se veut un outil didactique, qui joue ici le rôle de contrat didactique entre lui et son accompagnateur, simple et performant qui permet d’anticiper et de réguler le cheminement des apprentissages pour l’enseignant et pour l’apprenant .

Le métier d’apprenant en formation professionnelle

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Que doit faire un apprenant en formation professionnelle? Au même titre que d’enseigner une profession est très différent que de la réaliser, il en va de même pour l’apprenant entre apprendre son nouveau métier et le réaliser. À la fin de sa formation, il devrait être en mesure de réaliser, de manière fonctionnelle, les tâches de sa profession. À quel moment développe-t-il sa compétence d’apprenant? Il apprend son métier d’apprenant sur le tas tout au long de sa vie scolaire. Selon mes niveaux de compétence, il est un survivant. Ne serait-il pas le temps de lui apprendre son métier d’apprenant pour apprendre le métier auquel il se destine? Voici un premier jet de cette idée.

 

Une idée simple : Des Post-It™ pour cartographier les concepts

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J’utilise différents logiciels de carte d’idées, mais la façon la plus efficace, didactiquement parlant, c’est de faire construire, par les apprenants, les cartes en temps réel en classe de manière kinesthésique. Au départ, on demande aux apprenants, en équipe, d’écrire, à partir d’un concept intégrateur, les mots qu’ils associent à ce concept.

Plutôt que de démarrer une formation par un cours de théorie traditionnelle, commencer par une activité qui vous permettra de connaître ce que les apprenants ont comme conception de cette idée. Ce genre d’activité permet à l’apprenant de prendre conscience qu’il sait déjà quelque chose et à l’enseignant d’adapter son cours en conséquence de ce que les apprenants connaissent déjà. Cela permet de gagner du temps, car vous vous rendrez compte que les savoirs que vous vous prépariez à transmettre étaient déjà présents. Cela vous permettra de gagner un temps précieux. Mon expérience m’a amené à constater que les savoirs que je me préparais à transmettre étaient présents dans une proportion de 60 à 80 %.

Il s’agit pour l’enseignant de jouer réellement son rôle d’expert en organisant l’information, en corrigeant les conceptions erronées, en complétant les informations manquantes et en confirmant les conceptions adéquates. Les Post-It™ permettent de placer immédiatement l’apprenant en action et de l’amener à manipuler les informations. L’enseignant peut facilement corriger, organiser et ajouter les conceptions.

Pour conserver l’information, vous photographiez le tableau. Soit que vous imprimiez directement la construction aux apprenants ou que vous la mettiez au propre à l’aide d’un logiciel de cartographie d’idées.

Le Post-It™ est une idée simple et peu coûteuse à haute valeur cognitive.

Bonne construction!

Représenter les savoirs

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L’un des chantiers didactiques majeurs en didactique professionnelle est la conception d’aides à penser, d’aides à la tâche et d’aides à se comporter. Tous ces aides ont pour but d’aider l »enseignant à expliciter les savoirs et à l’apprenant de se construire ses propres représentations à partir de celles proposées par l’enseignant. Je vous présente ici une petite compilation de ce que j’identifie comme types de représentations. Bon travail.

Savoir-être compétent

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Je travaille depuis quinze ans à essayer de saisir le savoir-être comme objet d’apprentissage. La tâche n’est pas simple. Les représentations que les gens ont du savoir-être sont très variées. Pour certains, ce sont des valeurs, des principes ou des règles pour d’autres ce sont des qualités, des aptitudes ou des comportements.

Plusieurs confondent le savoir-être professionnel avec le savoir-être personnel. Il peut y avoir confusion entre éduquer une personne et l’instruire. Le savoir-être vu comme un objet d’apprentissage dans un programme de formation professionnelle ou technique doit être analysé sous l’angle professionnel et non à partir de l’angle personnel. C’est le savoir-être professionnel auquel l’apprenant doit adhérer et qu’il doit apprendre. Ce n’est que par la suite que le transfert se fera aux comportements personnels de l’individu. Contrairement aux pratiques d’encadrement généralement orientées vers le savoir-être personnel, qui s’adresse surtout aux comportements généraux et aux activités de formation dans un établissement,  il s’agit ici de prendre un détour pour changer les comportements personnels par le chemin du comportement professionnel et ainsi adopter une approche formative plutôt que répressive.

Le savoir-être n’est pas qu’une connaissance, c’est un état. Un savoir-être peut être considéré comme transversal, même si le terme en fait sursauter plusieurs. Lorsque le savoir-être est appris et intégré il se transfère et contamine, positivement, les comportements où il doit se manifester, qu’ils soient professionnels ou personnels. Code de vie et code de savoir-être n’ont pas le même sens et la même utilité dans l’apprentissage d’un métier ou d’une profession.

Le code de vie d’un milieu de formation a pour fonction de faire cohabiter un certain nombre de personnes ensemble. Cet instrument est surtout basé sur ce que l’on peut appeler le civisme, la courtoisie et la bienséance. Dans un milieu de formation le code de vie, comme le code de la sécurité routière, doit être respecté pour le bien de la collectivité.

Il en va tout autrement avec ce que j’appelle le code de savoir-être. Ce dernier est composé des éléments qui caractérisent l’identité professionnelle en traçant une ligne de conduite à laquelle l’apprenant devra adhérer et qu’il devra manifester durant ses apprentissages, permettant ainsi, aux formateurs comme à lui-même, d’observer le développement de sa compétence professionnelle. Cette ligne de conduite professionnelle devient alors un objet d’apprentissage que nous devons expliciter, formaliser et contextualiser pour en favoriser l’apprentissage et la manifestation.

Le savoir-être professionnel, de par sa dénomination, nous indique trois termes qu’il faut bien comprendre pour pouvoir le transformer en un véritable objet d’apprentissage. Le concept de «savoir» nous réfère à un ensemble de connaissances organisé. Le concept de «être»  indique ce qui caractérise l’existence d’une personne ou d’un individu. Nous pouvons donner un sens à «savoir-être» comme étant un ensemble organisé de connaissances qui caractérise un individu. Le concept de professionnel a le sens d’un type d’occupation rémunérée qu’il occupera.

Le savoir-être professionnel est ici interprété comme étant un ensemble organisé de connaissances qui permet à un individu d’être reconnu dans ses actions et ses tâches comme compétent dans sa profession. Le schéma que je présente au début de l’article représente les différentes composantes du savoir-être professionnel à tenir compte lors de l’explicitation, de la formalisation et de la contextualisation de l’objet d’apprentissage. Cette liste n’est pas exhaustive, mais explicite des connaissances qu’il faudrait que l’apprenant apprenne pour être en mesure de percevoir, adhérer, s’approprier et manifester les comportements professionnels désirés.

Lorsque l’objet est bien défini, la didactique peut ensuite jouer son rôle !

Pour vous aider à démarrer votre année en enseignement

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