FAD ou AAD

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La pandémie de la COVID-19 nous oblige à  changer nos pratiques d’enseignement. Devons-nous remettre en question nos stratégies d’enseignement en même temps? Sachant que la stratégie d’enseignement, en présence, de type magistral est très peu performante, pourquoi certains ne font que la reproduire en Zoom, Skype ou Microsoft Teams avec l’obligation de la formation à distance ?

Comme je l’indique souvent, une formation ne doit pas être faite pour celui qui enseigne, mais pour celui qui doit apprendre. En ce qui me concerne, la formation magistrale est faite pour celui qui enseigne et qui se limite à  la transmission de ce qu’il sait. En ces temps de la COVID-19 il faut en profiter pour explorer de nouvelles avenues.

Il ne faut pas se laisser endormir par le chant des sirènes des promoteurs de la formation à  distance (FAD) et en ligne, pas plus que les chantres de la transmission. En enseignement, il n’y a jamais de méthodes, pratiques, stratégies ou modalités qui conviennent à tous les apprenants et pour tous les objets de formation.

Lorsque je conçois une nouvelle formation, je me concentre à connaître celui qui devra apprendre et sur ce que je devrai lui faire faire pour qu’il apprenne l’objet de formation. Ensuite, je me concentre sur les conditions nécessaires pour susciter la rencontre de l’apprenant avec l’objet par l’action que je vais lui faire réaliser.

Apprendre, pour moi, se doit d’être une action consciente, volontaire, autonome et sociale. Je ne peux concevoir une formation sur la base de l’acquisition et de l’intégration. L’une se limite à la mémorisation et l’autre se limite à la réalisation.

L’action est au coeur de l’apprendre. André Giordan indique que seul l’apprenant peut apprendre, mais il ne peut apprendre seul. L’apprendre appartient à l’apprenant, pas à  l’enseignant. Ce dernier, comme l’indique Chevalard, ne peut que créer les conditions pour que l’apprenant puisse apprendre.

Dans le contexte de la pandémie, où il nous reste que la formation à distance, le défi est de taille. Je ne pourrai pas faire réaliser plus d’apprentissages à distance (AAD) que je réussissais à en faire réaliser en présence. Par contre, si je pouvais créer les conditions pour les apprenants apprennent en présence, comment réussir à recréer des conditions aussi favorables à distance?

C’est ce que je désire vous proposer dans mes prochaines communications. J’ai travaillé très fort, depuis cinq ans, à  concevoir mon cours en didactique de la formation professionnelle en modalité hybride. De l’avis de mes étudiants, ainsi que des résultats qu’ils ont obtenus, en quantité et en qualité, c’est un succès. Je pensais, à près d’un an de ma retraite, que j’avais atteint mes objectifs de pédagogue en FP. Mais voilà qu’arrive la COVID-19, vilain et destructeur petit virus qui m’oblige à transformer mon cours hybride en cours à  distance. Défi intéressant et stimulant. Après une première analyse, mon cours hybride ne convient pas du tout à de la formation à distance et ceci même dans le cas où six des quinze séances étaient à distance. Plus je l’analyse et plus je me rends compte que je dois tout repenser.

Pour être logique avec moi-même, et ma pensée de pédagogue et didacticien, je ne pose pas la question si je vais utiliser Zoom ou Microsoft Teams pour endormir mes étudiants à  distance. Je dois susciter, chez les apprenants, le besoin ou le désir de fournir les efforts nécessaires pour réaliser les actions pour qu’ils apprennent. 

Je dois leur faire apprendre ce qui est nécessaire pour qu’ils puissent développer le niveau de compétence en didactique pour être un enseignant compétent.

C’est ce que nous verrons la prochaine fois.

 

Étape 1 : Qu’est-ce qu’ils devront faire en didactique de la formation professionnelle ?

Site Internet et nouveaux outils de communication de mon centre de recherche, le CRAIE

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Logo CRAIE 2009

En 2019, avec l’équipe du CRAIE, j’ai fait l’exercice de revoir nos plateformes de communication ainsi que le site Internet de l’organisation. La présence du CRAIE sur les médias sociaux était disons-le déficiente et même absente. Le site Internet http://www.craie.com était plus que dû pour se refaire une beauté. À cette époque, nous nous étions concentrés sur mon blogue DIDAPRO pour partager les contenus utiles aux praticiens et praticiennes de la formation.

Nous avons donc, en 2019, analysé chacun des outils de communication possibles pour échanger avec vous et nous avons concentré nos efforts sur le site Internet : www.craie.com, le blogue DIDAPRO, les pages LinkedIn et Facebook du Centre de recherche CRAIE, ainsi que Instagram qui se prêtent tous très bien au partage de toutes les représentations et de tous les schémas que les chercheurs du CRAIE développent.

Nous avons fait l’activité de réfléchir à ce que nous voulions que le site du Centre de recherche CRAIE soit pour vous. Nous voulons un site qui a un potentiel évolutif où l’on pourra ajouter du contenu sans avoir à le refaire. Nous voulons partager avec vous les actualités, les avancées et les réalisations de mon centre de recherche, le CRAIE. Nous désirons un site centralisateur qui donne l’accès à nos recherches, aux différentes ressources à votre disposition qui vous dirige vers chacune des ressources que nous avons créées pour vous.

Nouveau site du CRAIE

Nouveau site du CRAIE

Le nouveau site www.craie.com, regroupe donc tous les éléments qui sont les fruits des travaux des chercheurs et professionnels qui collaborent ou ont collaboré avec nous durant les dernières années. Mon équipe du CRAIE rendra  également accessibles graduellement les numéros qui ont été publiés (de 2007 à 2012) de la revue TECHNIGOGIE.

Technigogie

Nous espérons que cette nouvelle approche vous permettra d’avoir une meilleure idée de l’accompagnement que le CRAIE peut vous offrir et un meilleur accès à des ressources pour faciliter vos tâches de formation.

Bonne consultation et nous vous encourageons à nous suivre et à interagir avec nous via les différentes plateformes que nous vous proposons.

À bientôt !

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instagram  Image page Instagram CRAIE

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Album de représentations en didactique professionnelle

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Des cartes éclair pour aider à comprendre

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Les cartes éclair sont très utilisées en enseignement au primaire et après on les oublie. La majorité des activités que j’organise en classe exploite les cartes éclair.

Cette ressource didactique permet de jouer avec les idées, les informations et les objets. La qualité cognitive principale que je leur trouve c’est que leur utilisation par les apprenants m’assure du passage de toutes les étapes du processus cognitif.

Cela me permet de constater si l’apprenant a ou n’a pas certaines connaissances, qu’il comprend, qu’il est en mesure d’appliquer ce qu’il sait, qu’il peut analyser l’information, qu’il peut assembler les informations et qu’il peut en évaluer le résultat.

Des cartes pour imaginer

Avant de pouvoir manipuler des outils ou des équipements, de réaliser des pratiques ou des tâches, d’agir dans un environnement de travail, de réagir à des situations, il est important de pouvoir avoir un outil didactique qui permet de constater si l’apprenant est en mesure d’avoir une représentation mentale des idées et des objets avec lesquels il aura à travailler. Il faut savoir s’il est en mesure de comprendre ce que c’est, de quoi c’est constitué et comment cela fonctionne avant de le plonger dans une situation réelle.

Des cartes pour associer et organiser.

Ces cartes, si vous y mettez le temps et que vous êtes bricoleur, vous seront d’une grande utilité et ils vous permettront de mettre de l’action en classe. Souvent, on sépare en deux catégories l’enseignement, l’enseignement pratique et celle théorique. Dans les nombreuses formations que je donne, je constate souvent que la partie théorique est négligée pour aller le plus rapidement à la pratique. Que ce soit en classe, ou en atelier, ces deux endroits exigent la mise en pratique d’idées. Dans la pratique, nous réalisons des activités motrices et en classe nous devrions être en mesure de placer les apprenants en actions pour qu’ils puissent réaliser les activités mentales nécessaires à une mise en pratique intelligente de ce qu’ils savent dans le concret.

Il n’est plus complètement vrai que c’est en faisant que l’on apprend. Il faudrait plutôt comprendre que c’est dans l’action que l’on apprend et ceci est valable pour l’acte mental comme pour l’acte moteur. Souvent, les enseignants de la formation professionnelle sont démunis en classe, car ils sont plus à laisse en atelier, ce qui est plus près de leur réalité.

Des cartes pour structurer des idées

En classe, il faut jouer avec les idées. Il ne suffit plus de dire que les apprenants doivent être attentifs, qu’ils écoutent et se concentrent. Que l’apprenant ne fasse que voir et entendre ne fournit pas d’indice à l’enseignant pour qu’il puisse constater qu’ils sont en apprentissage. Il est nécessaire que les apprenants puissent percevoir les informations, qu’ils soient en mesure de nommer, ordonner, classifier, expliquer, situer, reconnaitre, choisir, appliquer, interpréter, schématiser, analyser, catégoriser, comparer, différentier, expérimenter, arranger, assembler, composer, construire, organiser, évaluer, choisir, comparer, estimer, déduire, prédire, recommander et justifier. Après cette nomenclature d’action, on ne peut pas dire que l’on ne peut pas créer de l’action en classe.

Des cartes pour ordonner

L’exploitation des cartes éclair peut permettre de faire réaliser toutes ces actions et d’assurer à l’enseignant qu’il se passe quelque chose dans la tête de ses apprenants. Il faut dépasser le stade de la mémorisation, qui conduit immanquablement à l’oubli. Travaillons sur l’action mentale compatible avec le développement de la compétence professionnelle et de l’élévation de l’intelligence professionnelle de nos apprenants.

Des cartes pour comprendre le fonctionnement

Étant donné la pauvreté de ressources didactiques efficaces, pour permettre aux apprenants de jongler avec les idées tout en étant en action, je me propose de vous présenter, dans mes prochaines rubriques, des exemples, à partir des centaines d’outils didactiques que j’ai conçus. J’espère que cela pourra vous aider à transposer, dans vos pratiques, ces outils.

À suivre : Une ressource pour faire penser à être.

Ma chaîne YouTube TECHNIGOGIE

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Si cela vous intéresse, vous pouvez aller visionner mes vidéos sur YouTube. Je suis à construire une chaîne qui présentera les concepts en relation avec la didactique en formation professionnelle,  divers travaux que je fais avec mes étudiants et des expériences que je fais dans des milieux de formation.

Je suis ouvert si vous avez des suggestions de sujet à traiter dans la mesure où ils touchent l’enseignement en formation professionnelle.

J’avais initié une revue que j’ai nommée « TECHNIGOGIE » qui va maintenant se transformer en chaîne YouTube pour s’adapter à son temps.

Voici le lien pour la chaîne « TECHNIGOGIE »

Bon visionnement !

Un aide-mémoire pour comprendre le savoir-être

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Poster Savoir-être

Il y en a qui ne sont pas fait pour ce métier : 4. 15 – 1 = 14 ou 1 – 15 = – 14

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Je ne voulais pas agir autrement avec lui qu’avec les autres. Ma stratégie était qu’il se rende compte par lui-même de la situation. J’ai toujours été convaincu que l’on ne devait jamais laisser un élève aller plus loin que ce qu’il était capable de faire. Dans ce sens, j’avais conçu un itinéraire des apprentissages dont les trois premières parties consistaient à maîtriser l’outillage manuel, électrique et les machines à bois. Ces trois éléments étaient la source de tous les dangers de blessure pour l’élève. La maîtrise de ces outils et machines assurait par la suite un travail sécuritaire et efficace.

Heureusement, pour lui, mon élève n’a pu se qualifier à l’utilisation des machines à bois. Il avait déjà pris deux fois le temps nécessaire pour les premiers apprentissages de l’itinéraire. La dernière activité était d’ajuster les couteaux de la dégauchisseuse. Cette activité devait durée quarante-cinq minutes, après trois jours il a déclaré forfait. Il avait des pansements sur tous les doigts. Ce n’était pas des blessures graves, mais elles étaient la manifestation de sa limitation.

Cette dernière activité n’avait pas seulement un caractère technique, mais elle mettait à l’épreuve la patience, la persévérance, la minutie et le souci de protection de l’élève. Ce sont ces éléments que je désirais mettre à l’épreuve beaucoup plus que l’aspect technique de l’ajustement des couteaux de la machine qui était seulement un prétexte.

À suivre : On fait quoi maintenant ?

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