Éléments à risque de perturbation du processus d’apprentissage

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Je suis à construire un outil didactique qui permettra d’interagir avec un enseignant ou un formateur en formation pour l’amener à se construire une représentation fonctionnelle des situations d’enseignement qu’il aura à gérer. J’ai identifié cinq composantes à considérer pour être en mesure d’agir. L’apprenant, l’objet d’apprentissage, la finalité de la formation, l’intention de la formation et le lieu constituent ces cinq éléments. L’élément le plus dynamique à gérer dans une situation d’enseignement ce sont les caractéristiques des apprenants. Pour organiser une formation, il faut être en mesure de réfléchir sur les mesures d’atténuation à mettre en place de façon préventive pour diminuer les risques de perturbation des apprentissages.

J’ai élaboré un petit jeu de cartes où l’enseignant peut choisir les caractéristiques des apprenants qu’il désire considérer et par la suite il s’agira d’élaborer les moyens ou des stratégies pour atténuer les effets de ces caractéristiques. Cette liste de caractéristiques n’est pas exhaustive, mais elle représente ce que j’ai pu recueillir jusqu’à maintenant sur les éléments qui pouvaient venir perturber le fonctionnement d’une formation si nous ne les considérions pas.

Des TIC aux TAAC

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Les TIC sont à la mode depuis une dizaine d’années. Qui les utilise? Pourquoi ont les utilise? Qu’est-ce que cela améliore?

Le but ne doit pas être d’utiliser les technologies de l’information et des communications, mais se servir de ces technologies pour articuler des intentions pédagogiques et didactiques permettant d’améliorer les apprentissages. Pour que la majorité des enseignants aient besoin de se servir de ces technologies, il va falloir faire la démonstration qu’ils vont gagner du temps. Le temps est l’indicateur premier de la motivation d’un enseignant à s’ouvrir à la nouveauté. Au-delà des mordus de ces technologies, il faut revenir à des considérations élémentaires en lien avec la raison d’être d’une formation, c’est-à-dire faire apprendre.

Les TAAC représentent ce que j’appelle les technologies en aide à l’apprentissage des compétences. J’ai établi une représentation des concepts à considérer dans une réflexion sur une utilisation pertinente des TIC. C’est tout de même curieux qu’après toutes ces années il y ait si peu d’utilisations généralisé des TIC.

On désire même se servir de ces technologies pour motiver les élèves en classe. Je pense que les technologies ne motivent pas, ils peuvent disposer ou amener l’apprenant à adhérer à la formation. Il ne faut jamais perdre de vue qu’en formation c’est l’apprentissage qui doit motiver.

Mes réflexions et mes utilisations des TIC en TAAC m’ont amené à identifier trois indicateurs de pertinence à l’utilisation des TIC dans le sens des TAAC.

1. Comment la technologie va augmenter la qualité des apprentissages?
2. Comment la technologie va augmenter la quantité des apprentissages?
3. Comment la technologie va faire réaliser les apprentissages en moins de temps?

Bonne analyse!

43 outils didactiques à votre portée

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J’ai produit, avec mon centre de recherche, depuis 25 ans des centaines d’environnements de formation. Au fur et à mesure de ces conceptions, j’en suis arrivé à identifier un certain nombre d’instruments ayant des fonctions très spécifiques dans le cadre d’une formation-action axée sur le développement de compétences professionnelles. Je vous présente ici 43 instruments didactiques simples à produire où chacun de ces outils est lié à une intention didactique précise. J’ai pu constater que la valeur d’un instrument didactique ne se mesure pas à son originalité, à sa technologie ou à son prix, mais plutôt à son efficacité à produire des actions mentales associées à la compréhension, au raisonnement, à l’inférence, à l’analyse à la prise de décision.

43 outils FPT.pdf

Treize outils utiles à l’enseignement

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Ceci est une présentation que j’ai réalisée pour expliquer l’utilisation de treize outils didactiques permettant de mettre en place une démarche d’enseignement différencié à l’éducation des adultes en formation professionnelle. Je présente l’idée que le choix d’une formule pédagogique ne doit pas mettre en question l’objet d’apprentissage et ses intentions. En formation professionnelle nous sommes en présence de compétences. Avec les adultes nous sommes en présence de personnes où l’adhésion à la formation, le sens et la pertinence des apprentissages jouent un rôle essentiel dans la mise en place d’une formule pédagogique. Il ne faut jamais oublier qu’une formule pédagogique a pour fonction de faciliter les apprentissages et non seulement faciliter l’organisation de la formation. Les outils que je présente font en sorte de favoriser l’articulation de l’enseignement différencié, que l’on confond trop souvent avec l’enseignement individualisé qui doit être plus associé à l’enseignement programmé.

Atelier 10 : Faciliter les interactions avec l’aide à communiquer

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Les apprenants en formation professionnelle, de façon générale, ont peu de connaissances et de références par rapport à la profession qu’ils désirent apprendre. On pourrait même dire qu’ils sont des analphabètes de la profession. Chaque profession est constituée de son langage propre, de ses méthodes, de son mode d’organisation qui ne sont pas toujours d’un accès évident pour les apprenants. C’est pourquoi je propose, d’ailleurs je produis cet instrument dans toutes les formations que j’organise, cet outil didactique, qui permet de régler plusieurs problèmes liés aux échanges, à la communication et à la compréhension de la culture d’une activité professionnelle.

Atelier 8 : Faire faire des liens avec l’aide à penser

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On se questionne souvent sur le manque de compréhension que les élèves manifestent suite à une formation sur une notion quelconque. Piaget avait bien présenté l’importance de fournir aux apprenants les outils nécessaires pour apprendre. Il avait dit que ce n’était pas la notion elle-même que l’élève ne comprenait pas, mais la présentation que nous faisons de cette notion. Quand l’apprenant ne comprend pas, il faut changer la modalité de formation ou ajouter des ressources didactiques.

La didactique n’est-elle pas de trouver le chemin le plus court entre l’apprenant et l’objet à apprendre?

Suite à mes nombreux travaux avec des formateurs et des enseignants, j’ai constaté qu’il arrivait souvent que l’enseignant n’avait pas lui-même une représentation de la notion à enseigner. Il est alors très difficile qu’il puisse faire en sorte que l’apprenant s’en construise une. Pour comprendre, il faut pouvoir se représenter les informations nécessaires et ainsi pouvoir les mettre en oeuvre dans une situation de travail. En ce qui a trait aux concepts concrets, la réalité de la formation professionnelle est généralement bien équipée pour suffire à la tâche. Il en va tout autrement des concepts abstraits ou l’enseignant, de par son expérience, a pu être mis en présence de certains phénomènes, mais il n’a jamais été confronté à représenter ce phénomène pour que l’apprenant puisse comprendre.

Le monde du travail d’aujourd’hui est de plus en plus abstrait et pour le comprendre il faudra que les enseignants soient de plus en plus habiles à construire des représentations des concepts qu’ils doivent faire apprendre. L’aide à penser a pour utilité d’instrumenter l’enseignant à représenter les informations associées aux activités professionnelles et les apprenants pour construire leurs savoirs professionnels.

À titre d’exemple, je prendrai le défi pour un professeur en cuisine de faire comprendre aux élèves les différentes technologies servant à la cuisson. Il s’agit d’amener l’apprenant à comprendre la conduction, la convexion, le micro-ondes et l’induction. Je pense que des aides à penser seront maintenant nécessaires pour que l’apprenant puisse non seulement voir les effets, mais comprenne ce qui agit dans le phénomène et qu’il puisse en avoir une représentation mentale.

Atelier 7 : Développer l’organisation mentale du travail avec le recueil d’expertise

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L’expérience de travail, tout en étant essentielle, est insuffisante pour qu’une personne puisse faire apprendre une profession. La première étape consiste à expliciter et à formaliser l’expérience que l’enseignant a vécue en tant que professionnel de la discipline. Il ne faut pas oublier que près de 80% de l’expertise développée en milieu de travail est tacite. L’approche expérientielle de Kolb, une démarche réflexive et une démarche de formalisation sont nécessaires pour rendre accessibles ces savoirs tacites et implicites.

La démarche n’est pas seulement profitable pour l’enseignant pour expliciter son savoir, mais également pour l’apprenant pour être conscient de ce qui se passe lorsque l’on réalise une tâche de travail dans un contexte particulier. Il ne s’agit plus d’entraîner l’apprenant à réaliser avec succès des procédures de travail associées à une tâche, mais plutôt de l’amener à comprendre la situation de travail et d’adapter ses pratiques de travail aux contextes qu’il aura à vivre. Cette réalité, associée au développement de la compétence professionnelle, exige une bonne dose de réflexivité au lieu de la réflectivité de l’approche par compagnonnage.

Apprendre à penser devient alors tout aussi important qu’apprendre à faire. Le défi est d’instrumenter les enseignants qui eux ont appris en faisant.

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