2. La présentation efficace d’un objet de formation : Le savoir-faire

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SF

Le savoir-faire est souvent lié exclusivement à la pratique que réalise un apprenant en atelier ou en laboratoire. Le savoir-faire comporte deux mots, savoir et faire. On peut faire sans savoir et on peut savoir sans être capable de faire. L’assemblage de ces deux mots fait en sorte de nous guider dans la façon de présenter, de façon efficace, ce savoir-faire.

Le faire consiste concrètement dans l’exécution d’un travail. La formation sur le tas utilise exclusivement cette façon de procéder. Cette façon de faire explique que ce type de formation est limité aux apprentissages élémentaires où il suffit de regarder pour comprendre ce qu’il y a à faire. En principe, on ne devrait pas perdre son temps à l’école pour apprendre qu’à faire.

Malheureusement, à l’école, on se concentre trop souvent sur le savoir et sur le faire, comme deux objets distincts, en espérant que le faire va favoriser la compréhension de la pertinence du savoir. On remarque cette façon de procéder par les dispositifs d’évaluation où l’on procède à l’évaluation des connaissances et par la suite on procède à l’évaluation des pratiques et on déclare que l’apprenant, s’il réussit les deux épreuves, est compétent. À aucun moment, on se préoccupe de l’assemblage générer par le savoir-faire.

Le savoir-faire c’est le savoir pour le faire. Nous sommes réellement dans la compréhension  du comment faire. Autant pour le savoir seul on se préoccupe d’amener l’apprenant à se construire des représentations naturelles ou artificielles pour démontrer sa compréhension d’un concept, le savoir demande aussi de se construire une représentation, mais pas du même ordre.

Il s’agit d’amener l’apprenant à se construire des schèmes opératoires des actions qu’il va poser. Pour aider l’enseignant à présenter efficacement un savoir-faire, je vous propose trois outils didactiques :

  1. L’itinéraire des apprentissages pour présenter à l’apprenant la séquence des activités qu’il devra réaliser pour atteindre le niveau de compétence visé.

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2. La fiche de travail pour présenter à l’apprenant en quoi consiste le travail demandé associer au savoir-faire à réaliser.

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3.  Les aides à la tâche, illustrés ou décrites, pour faire comprendre  à l’apprenant comment il doit faire le travail. À la longue, l’apprenant devrait pouvoir rédiger lui-même ces aides à la tâche. Ils sont la représentation d’un schème opératoire, celui de l’enseignant, dans un premier temps, et celui construit par l’apprenant, dans un deuxième temps. En principe l’apprenant devrait toujours rédiger sa façon de faire avant d’aller en pratique. L’ensemble de ses aides à la tâche pourrait devenir son recueil d’expertise où il collige les représentations de ses pratiques.

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La démonstration d’un savoir-faire par l’apprenant c’est sa capacité à expliciter ce qu’il va faire et de faire ce qu’il a explicité tout en tenant compte des circonstances où se déroule l’action  dans la situation de travail..

La suite : Présenter efficacement un savoir-être.

1. La présentation efficace d’un objet de formation : Le savoir

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Les trois prochains articles vont traiter d’une autre demande que l’on m’a faite en ce qui a trait à la présentation efficace d’un objet de formation. J’ai divisé ma réponse en trois parties, la présentation efficace du savoir, du savoir-faire et du savoir-être.

Premièrement, il est important de bien comprendre le concept d’efficacité dans une formation. L’efficacité c’est de produire un résultat utile. Par rapport à une formation, l’utilité est associée à l’apprentissage qui constitue la raison d’être de toute formation. Certains pourraient croire qu’une formation c’est la transmission d’un savoir par un enseignant, mais je trouve cette façon d’interpréter une formation comme archaïque. La présentation efficace d’un savoir a pour objectif de faire apprendre une information de la façon la plus économique possible. L’économie en termes d’énergie à consommer part de l’apprenant.

Il est important également de bien situer ce que l’on entend par apprentissage. Pour donner une idée simple de ce concept complexe, je dirais que lorsque je désire faire apprendre une information je veux que l’apprenant puisse y donner du sens. C’est par le sens que passe la compréhension. Le processus d’apprentissage, car c’est un processus, c’est le passage de la perception, du traitement et de la construction d’une représentation qui donnera du sens à l’information. Lorsque l’apprenant peut se construire une représentation d’une information, cela lui permet de l’utiliser pour faire des inférences, c’est-à-dire du transfert.

L’apprentissage d’un savoir doit amener l’apprenant à se construire une représentation de cette information qui lui permettra de comprendre ce que c’est, de quoi cette information est composée ou comment elle fonctionne. Mais pour que l’apprenant se construise une représentation, encore faut-il que l’enseignant en ait une. Cela veut dire que l’on ne peut faire comprendre une information à un apprenant si l’enseignant de la ne comprend pas lui-même. Vous me direz que c’est une évidence, l’enseignant comprend nécessairement ce qu’il enseigne.

Je ne veux pas faire une affirmation qui pourrait se retourner contre moi, mais je vous demanderais de vous interroger si les enseignants ont tous des représentations des informations qu’ils tentent de faire apprendre. La preuve d’une compréhension c’est la capacité de l’enseignant de produire des représentations des connaissances qu’il désire faire acquérir.

Si vous voulez être efficace dans la présentation d’un savoir vous devez être en mesure  de proposer des représentations de ce savoir pour que l’apprenant puisse avoir un exemple lui permettant ainsi de construire la sienne.

Je vous propose trois catégories de représentation d’un concept selon sa nature. Je conçois le concept comme une unité d’apprentissage. Un savoir peut comporter un ou plusieurs concepts. Une représentation d’un concept peut aider à faire comprendre ce qu’est le concept, de quoi il est composé ou encore comment il fonctionne.

Comme exemples, je vous propose trois concepts pour illustrer chacune des catégories. Voici une représentation du concept de distance entre l’enseignant et l’apprenant, du concept de compétences avec ses composantes et celui du processus entre la perception des informations dans une situation à la décision d’agir dans une tâche.

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La suite : Se représenter efficacement le savoir-faire

Qu’est-ce qu’il faut que je change pour faire apprendre en 2016

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Une chose certaine c’est que le changement est là pour rester. Le monde de l’enseignement et de l’apprentissage est un monde en constant changement. Apprendre c’est changer.

La nouvelle variable à considérer, qui a souvent été négligée dans le but d’éviter le changement, c’est la diversité. Plutôt que d’étiqueter les élèves qui ne fonctionnent pas comme le modèle d’éducation aimerait qu’ils fonctionnent, pourquoi ne pas diversifier ces modèles d’éducation pour qu’ils s’adaptent mieux à la diversité de ceux qui veulent apprendre.

En formation professionnelle il y a une diversité d’apprenants qui ont une diversité d’objets de formation à apprendre, ce qui devrait initier une diversité de méthodes et de modalités de formation à mettre en oeuvre. Mais c’est tellement compliqué qu’il vaut mieux changer sans changer. On va dire que l’on va changer et à force de le dire on va finir par se croire. (Ici, je suis sarcastique)

Si l’on veut réellement changer, voici ce qu’il faut considérer :

  • La diversité des apprenants :

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  • La diversité des objets de formation :

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  • La diversité des méthodes

Méthodes

  • La diversité des facteurs qui favorisent l’apprendre;

Facteurs

  • La diversité des potentiels ;

Potentiel

  • La diversité des théories de l’apprentissage;

Théories

  • La diversité des représentations;

Représentations

  • La diversité des relations d’enseignement;

Relation d'enseignement

  • La diversité des styles d’apprentissage ;

Style

  • La diversité des modalités des motivations;

Motivation

  • La diversité des modalités de formation ;

Modalité

Sortir de sa zone de confort

Un commentaire

Changer

La fonction première d’un enseignant, ou d’un formateur, est de faire apprendre. Étant donné que l’apprenant est seul à pouvoir apprendre, l’enseignant ne peut que créer les conditions pour qu’il puisse apprendre. Comme je le souligne souvent, apprendre se doit d’être un acte conscient, autonome, volontaire et social.

André Giordan l’indique bien, l’apprenant est seul à apprendre, mais il ne peut apprendre seul. Étant donné que nos élèves et étudiants sont des êtres humains, on a parfois tendance à l’oublier, Ils sont tous différents et nous souhaitons qu’ils le demeurent pour le bien de nos sociétés, pensons à « 1984 ». Nous cherchons, malheureusement, à les catégoriser pour les faire entrer dans nos classes, nos méthodes et nos modalités de formation pour ainsi faciliter la transmission des informations et standardiser les pratiques.

Faire apprendre fait plus appel au jugement de celui qui enseigne qu’aux méthodes et modalités que l’on veut imposer. Chaque apprenant est différent. Plutôt que de tenter de regrouper les élèves pareils, assumons qu’ils sont tous différents et agissons en conséquence. Il faut comprendre que tant qu’il y aura deux élèves dans une classe il y en aura toujours un différent de l’autre. Ce n’est pas parce qu’un élève ne comprend pas qu’il a un problème. C’est peut-être l’enseignement qui a un problème.

Il y a beaucoup d’études sur les élèves qui ont des problèmes d’apprentissage, mais je n’en ai pas beaucoup lu sur les enseignements qui provoquent des problèmes d’apprentissage. Un livre que je vous invite à lire c’est « Chagrin d’école » de Daniel Pennac. Ce livre est éclairant sur les ravages que peuvent faire des pratiques d’enseignement basées seulement sur l’objet à apprendre, ou des méthodes, en oubliant celui qui apprend.

Le savoir-être clé d’un enseignant est de manifester du jugement critique. C’est le jugement qui nous permet de faire face à des situations incertaines et il n’y a rien de plus incertain que les conditions pour faire apprendre et l’état de celui qui apprend. C’est peut-être pour comprendre le manque de jugement que certains enseignants se concentrent sur l’objet à faire apprendre. C’est plus facile à contrôler et ainsi pouvoir mettre la faute sur celui qui apprend. Les problèmes sont ainsi détournés vers la motivation, l’intérêt, le sérieux, la famille, l’éducation, l’environnement social ou encore la culture. Les coupables ne manquent pas quand on est en mode problème, c’est pour cette raison qu’il faut changer nos perspectives et nous placer en mode solution. Celui qui est en mode solution ne cherche pas de coupable, il cherche des solutions.

Ces solutions seront certainement nouvelles, car si elles existaient on les utiliserait déjà. C’est ce qui rend stimulant la profession d’enseignant, faire face à de nouveaux défis et être en constant changement. Mais pour changer, il faut sortir de sa zone de confort et se mettre à la place du bénéficiaire, ou victime, de nos pratiques.

Changement

Apprendre c’est accepté de changer. Comme apprenant c’est une condition nécessaire, mais qu’en est-il de l’enseignant?

À suivre : Qu’est-ce qu’il faut que je change pour faire apprendre en 2016?

Vouloir aller au ciel mais ne pas vouloir mourir!

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La motivation aux changements de pratiques des formateurs

Le titre de cette chronique me vient de l’une de vos demandes. Souvenez-vous d’une proposition que je vous ai faite sur des sujets que vous aimeriez que je traite, après ma série de chroniques sur le savoir-être.

Je trouve ce sujet toujours d’actualité. Nous sommes rendus au XXIe siècle, depuis un certain temps, cela devrait nous inspirer pour réfléchir sur la pertinence de plusieurs de nos pratiques comme formateur. Malheureusement, on interprète, de façon erronée, que les technologies de l’information (TI) constituent l’évolution en elle même qui doit nous orienter dans nos nouvelles pratiques. Je ne constate pas de grand changement dans les pratiques de formation qui ont comme origine les TI, que l’on regroupe maintenant sous l’appellation des environnements numériques d’apprentissage (ENA). On change le vocabulaire, mais les pratiques demeurent les mêmes. C’est rarement un souci d’apprentissage qui motive l’utilisation des ENA, ou TI, ou encore certaines méthodes d’enseignement, comme l’enseignement individualisé, mais plutôt les économies à réaliser.

Si les pratiques de formation sont peu performantes avec un formateur, je doute fortement que les ENA changent grand-chose à la situation. Il y’a certainement un attrait momentané, mais les apprentissages ne sont pas plus au rendez-vous. Un formateur plate, avec des acéplates ou un powerplate, ou encore un TBImplate arrivent tous au même résultat, c’est que le cours est plate et que les participants à la formation sont passifs et s’ennuient. Dans ces cas, peut-être que les ENA, peuvent être utiles.

Plusieurs formateurs ont appris à enseigner sur le tas. Comme je le dis souvent, la formation sur le tas produit un tas d’affaires qui forment un tout difficile à dissocier. J’ai déjà eu un témoignage d’un formateur, qui après avoir réalisé des ressources de formation, lors d’un atelier pour améliorer son cours, m’a informé qu’il ne changerait pas ses pratiques même si les ressources développées lui semblaient pertinentes. Il savait qu’il était dans l’erreur sur certains concepts enseignés et que les participants à sa formation comprenaient difficilement certaines notions. Malgré cela, il m’a affirmé qu’il se sentait plus à l’aise de ne rien changer, car il n’était pas en mesure d’anticiper les conséquences aux changements envisagés et par conséquent il valait mieux que les choses demeurent comme elles sont.

La problématique n’est pas anodine, vouloir aller au ciel, mais ne pas vouloir mourir. Vouloir changer ses pratiques tout en confirmant que celles actuelles sont correctes. C’est Einstein qui a dit qu’il faut être stupide pour penser qu’en faisant la même chose on en arriverait à des résultats différents.

Ce n’est pas le changement qui est le problème, c’est de vouloir changer au-delà des mirages. Un changement sans effort se nomme un statu quo.

Qu’est-ce que cela donne au formateur de changer ses pratiques de formation? Suite à mes nombreuses expériences de formation de formateurs, l’amélioration des apprentissages des participants n’est pas une raison suffisante, malgré tout ce que vous pouvez en penser.

À suivre …  » Comment vouloir sortir de sa zone de confort? « 

Le savoir-être c’est comme faire du vélo

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On me pose souvent la question sur la façon de faire apprendre le savoir-être. Suite à mes travaux de recherche, expériences et analyses, j’en suis venu à  m’inspirer de la façon de faire apprendre à faire du vélo.

Il faut trois choses pour faire apprendre à faire du vélo. Premièrement, cela prend un apprenant, c’est-à-dire une personne qui veut faire du vélo et qui ne sait pas comment. Deuxièmement, il faut un vélo, vous me direz que c’est évident, mais ce que je constate de l’enseignement qui est fait des savoir-être on oubli souvent le vélo. Troisièmement, il faut un endroit approprié, un contexte,  pour pouvoir faire du vélo, comme pour le savoir-être. En mots didactiques, il faut un sujet, un objet et un milieu, ici l’agent est le metteur en scène, non pas le transmetteur comme c’est souvent le cas. Lorsque l’on a voulu faire apprendre à faire du vélo à nos enfants, on s’est rapidement rendu compte qu’il ne suffit pas d’expliquer comment faire du vélo, il fallait que l’enfant embarque sur le vélo et en fasse. C’était un moment d’angoisse et de stress, pour le parent et pour l’enfant, comme avec l’enseignant et ses apprenants. En principe, l’enfant vous fait confiance et après plusieurs essais, l’enfant finit par comprendre et est en mesure de garder son équilibre. À la longue, il pourra assurer un contrôle de l’engin dans le contexte et finalement, avec le temps, deviendra habile sur son vélo en développant sa capacité à s’adapter à son environnement. On  fournit un guide de montage du vélo, mais on n’indique jamais comment réussir à faire du vélo.

De la même façon, pour faire apprendre le savoir-être, nous pouvons expliquer les composantes en exprimant le comportement à manifester, le contexte qui le justifie, l’action qui y est associée, mais pour l’apprendre il faudrait faire vivre le savoir-être dans un contexte de travail artificiel ou réel. Le savoir-être est un savoir qui doit être appris implicitement. Il émerge du contexte qui lui donne un sens pour exister et pour être appris. On ne peut expliquer comment faire du vélo, mais on peut créer les conditions pour que l’on puisse l’apprendre. La personne qui a appris à faire du vélo est consciente de son apprentissage, mais elle n’est pas plus en mesure de l’expliquer. Cela démontre que ce n’est pas parce que l’on ne peut expliquer un savoir que l’on ne peut pas le faire apprendre ou que l’on ne l’a pas appris.

Les connaissances implicites sont dans la tête des personnes. Un apprentissage implicite est difficile à verbaliser, mais on peut facilement en observer la présence en contexte. Il est facile d’observer qu’une personne ne manifeste pas un comportement adéquat. La façon de lui faire apprendre les comportements adéquats n’est pas en lui indiquant ce qu’est le bon comportement, mais en la faisant raisonner, en situation, à partir des liens entre les circonstances d’un contexte, l’action à réaliser et le comportement à manifester. Le comportement seul n’a aucun sens si la personne n’est pas en mesure de faire des liens avec les circonstances.

Faire des liens c’est raisonner, c’est-à-dire faire des inférences. Il est plus facile pour une personne d’apprendre un savoir-être à partir d’une situation qu’elle vit pour comprendre le savoir-être à manifester. Le savoir-être s’apprend en partant de la généralité vers la spécificité plutôt que de partir des comportements, associés aux savoir-être, pour faire des liens avec les contextes où ils sont pertinents, c’est-à-dire de la spécificité vers la généralité.

Nous sommes généralement habitués à faire acquérir des connaissances spécifiques qui seront par la suite généralisées. Cela peut toujours aller pour le savoir en classe, un peu moins pour le savoir-faire, c’est pourquoi il y a les ateliers et les laboratoires, mais cela ne va plus pour le savoir-être, car il faut un contexte où le savoir-être pourra apparaître et ainsi être appris en classe, en atelier, en laboratoire et en entreprise.

C’est pourquoi la didactique professionnelle est une didactique des situations et non une didactique des disciplines. Cela démontre vraiment que le savoir-être est le chaînon manquant de la compétence professionnelle, c’est un apprentissage de haut niveau qui rassemble tous les savoirs avec la situation de travail.  Il exige un changement de paradigme de la part des enseignants sur leurs pratiques et les environnements de formation. Comme le vélo il faut sortir dehors pour en faire, le vélo stationnaire vous garde en forme, mais ne vous apprends pas à en faire.

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Un aide-mémoire en cadeau

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C’est le temps des fêtes et des cadeaux. Je profite de ce moment pour offrir un cadeau à tous les formateurs, enseignants, professeurs, accompagnateurs, maîtres, vacataires et titulaires. Si vous suivez mes chroniques depuis un certain temps, vous n’êtes pas sans savoir que j’ai eu à vivre des problèmes de santé importants. L’une des choses qui m’a aidé à surmonter cette difficulté et qui m’a motivé à faire les efforts nécessaires pour gérer ce «crabe», a été mon désir de revenir devant une classe et de faire apprendre. À plus forte raison dans mon cas où je forme de futurs enseignants en formation professionnelle où les besoins sont si importants.

Je soulignais, dans une formation dernièrement, que je donnais à des formateurs en entreprise, que la plus grande jouissance « professionnelle on s’entend » pour un professeur c’est de prédire les apprentissages à faire réaliser, de les faire réaliser et d’en constater la réalisation. C’est ce plaisir qui m’a donné le goût de continuer.

Je ne vous ramènerai pas le cliché que c’est le plus beau métier du monde, car ils le sont tous pour autant qu’ils nous allument. Je vous dirai que lorsque l’on se met un tant soit peu en contrôle de nos actions nous pouvons nous accorder la fierté d’être l’auteur des résultats. C’est dans cet esprit que je vous fais ce petit cadeau. Vous pourrez télécharger le fichier PDF, l’imprimer et vous procurer ainsi un aide-mémoire lorsque vous aurez à planifier vos prochaines formations. Ces petites fiches, des éléments à considérer dans une formation, vous serviront de pense-bête pour vous placer en situation de contrôle sur la planification de vos séances, non pas d’enseignement, mais d’apprentissage. Car il ne faut pas l’oublier que dans ces séances, il n’y a pas que l’apprenant qui apprend, mais également l’enseignant.

Le souhait que je vous fais est que vous puissiez vous rendre conscient de ce que vous faites apprendre et de ce que vous apprenez. Je n’ai jamais donné une formation sans avoir appris autant que mes apprenants et j’ai le plaisir, par ce blogue, de vous communiquer ce que j’ai appris. Vous pourriez faire la même chose.

Le plaisir d’être en vie, c’est le plaisir d’apprendre. Il n’y a que ceux qui sont morts qui n’apprennent plus!

De joyeuses fêtes à tous!

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