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Atelier 13 : Stimuler et faire adhérer l’apprenant avec un contexte d’apprentissage signifiant

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La formation professionnelle dispose de l’ingrédient par excellence pour motiver les élèves. Malheureusement, on a tendance à vouloir se conformer aux pratiques traditionnelles d’enseignement au tableau avec les élèves, les démonstrations en laboratoire et les pratiques supervisées en atelier.

La formation professionnelle est pleine de sens, pourquoi en priver les élèves. Malheureusement, on associe les sens à l’aspect pratique des exercices. Ce qui donne le sens ce n’est pas la tâche, mais la situation que nous avons aménagée dans un environnement pour que cette tâche prenne un sens.

Les environnements que j’ai vus généralement en formation professionnelle étaient plutôt scolaires. Une série de soudeuses alignées pour les exercices. Une série d’ordinateurs pour pratiquer la méthode de doigté en secrétariat. Des postes de travail en dessin aménagé pour faciliter le travail de l’enseignant.

J’ai rarement vu une entreprise de soudage, un bureau de dessinateurs, un bureau d’entreprise où l’apprenant venait travailler et où on lui apprenait son métier. À l’école on fait comme à l’école, je vais lui montrer et il va apprendre s’il est motivé.

Il faudrait peut-être que ça change. Aujourd’hui, ce n’est pas tellement la tâche à faire qui est importante, mais plutôt comment je vais fonctionner dans le contexte de travail? Il est difficile de juger des performances d’un poisson en dehors de l’eau. Il en va de même de l’apprenant, à quel moment il est en contact avec l’eau. Au stage il est trop tard!

 

Atelier 12 : Planifier des stratégies d’enseignement avec le scénario

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Beaucoup d’enseignants sont à  la recherche de LA méthode miracle. Malheureusement, elle n’existe pas. Je suis désolé de faire éclater votre bulle ou votre rêve, mais ne perdez pas votre temps pour cette quête inutile en éducation. Il y a trop de variables à considérer lorsqu’on désire faire apprendre pour prétendre qu’une formule pédagogique unique serait une possibilité.

Pour s’attaquer à l’ignorance, il faut un plan. Ce plan ne considère pas seulement la matière à enseigner, mais les apprentissages à faire réaliser. J’ai appelé ce plan, le scénario de formation. Le déroulement d’une séance de formation doit considérer un nombre important d’éléments. Faire apprendre n’est pas un acte spontané, malgré que ce soit le cas très souvent. On fait quelque chose et on pense que si l’élève est motivé et a l’intelligence il DEVRAIT apprendre. Écoutez la raison donnée par ceux qui ont des difficultés avec les élèves. Ils vont vous dire systématiquement que les élèves ne font pas d’effort parcequ’il manque de motivation ou ils n’ont pas les préalables ou encore qu’ils ne sont pas capables.

L’atelier 12 présente le scénario de formation qui se préoccupe de l’agencement des actions des apprenants et de l’enseignant, des savoirs à faire apprendre, des ressources nécessaires aux apprentissages, du temps disponible et finalement l’intention que l’on a par cet agencement. Une séance n’est pas agencée de la même façon pour faire acquérir des connaissances que pour faire développer des habiletés. Également, susciter l’apprenant à se placer dans une démarche de résolution de problèmes est différent que pour lui faire appliquer des savoirs, etc.

La didactique a pour fonction de prédire et réguler les apprentissages. Nous nous retrouvons dans un processus que je vise comme se devant d’être itératif, non pas basé sur le tâtonnement comme c’est si souvent le cas.

 

Treize outils utiles à l’enseignement

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Ceci est une présentation que j’ai réalisée pour expliquer l’utilisation de treize outils didactiques permettant de mettre en place une démarche d’enseignement différencié à l’éducation des adultes en formation professionnelle. Je présente l’idée que le choix d’une formule pédagogique ne doit pas mettre en question l’objet d’apprentissage et ses intentions. En formation professionnelle nous sommes en présence de compétences. Avec les adultes nous sommes en présence de personnes où l’adhésion à la formation, le sens et la pertinence des apprentissages jouent un rôle essentiel dans la mise en place d’une formule pédagogique. Il ne faut jamais oublier qu’une formule pédagogique a pour fonction de faciliter les apprentissages et non seulement faciliter l’organisation de la formation. Les outils que je présente font en sorte de favoriser l’articulation de l’enseignement différencié, que l’on confond trop souvent avec l’enseignement individualisé qui doit être plus associé à l’enseignement programmé.

Atelier 8 : Faire faire des liens avec l’aide à penser

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On se questionne souvent sur le manque de compréhension que les élèves manifestent suite à une formation sur une notion quelconque. Piaget avait bien présenté l’importance de fournir aux apprenants les outils nécessaires pour apprendre. Il avait dit que ce n’était pas la notion elle-même que l’élève ne comprenait pas, mais la présentation que nous faisons de cette notion. Quand l’apprenant ne comprend pas, il faut changer la modalité de formation ou ajouter des ressources didactiques.

La didactique n’est-elle pas de trouver le chemin le plus court entre l’apprenant et l’objet à apprendre?

Suite à mes nombreux travaux avec des formateurs et des enseignants, j’ai constaté qu’il arrivait souvent que l’enseignant n’avait pas lui-même une représentation de la notion à enseigner. Il est alors très difficile qu’il puisse faire en sorte que l’apprenant s’en construise une. Pour comprendre, il faut pouvoir se représenter les informations nécessaires et ainsi pouvoir les mettre en oeuvre dans une situation de travail. En ce qui a trait aux concepts concrets, la réalité de la formation professionnelle est généralement bien équipée pour suffire à la tâche. Il en va tout autrement des concepts abstraits ou l’enseignant, de par son expérience, a pu être mis en présence de certains phénomènes, mais il n’a jamais été confronté à représenter ce phénomène pour que l’apprenant puisse comprendre.

Le monde du travail d’aujourd’hui est de plus en plus abstrait et pour le comprendre il faudra que les enseignants soient de plus en plus habiles à construire des représentations des concepts qu’ils doivent faire apprendre. L’aide à penser a pour utilité d’instrumenter l’enseignant à représenter les informations associées aux activités professionnelles et les apprenants pour construire leurs savoirs professionnels.

À titre d’exemple, je prendrai le défi pour un professeur en cuisine de faire comprendre aux élèves les différentes technologies servant à la cuisson. Il s’agit d’amener l’apprenant à comprendre la conduction, la convexion, le micro-ondes et l’induction. Je pense que des aides à penser seront maintenant nécessaires pour que l’apprenant puisse non seulement voir les effets, mais comprenne ce qui agit dans le phénomène et qu’il puisse en avoir une représentation mentale.

Atelier 7 : Développer l’organisation mentale du travail avec le recueil d’expertise

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L’expérience de travail, tout en étant essentielle, est insuffisante pour qu’une personne puisse faire apprendre une profession. La première étape consiste à expliciter et à formaliser l’expérience que l’enseignant a vécue en tant que professionnel de la discipline. Il ne faut pas oublier que près de 80% de l’expertise développée en milieu de travail est tacite. L’approche expérientielle de Kolb, une démarche réflexive et une démarche de formalisation sont nécessaires pour rendre accessibles ces savoirs tacites et implicites.

La démarche n’est pas seulement profitable pour l’enseignant pour expliciter son savoir, mais également pour l’apprenant pour être conscient de ce qui se passe lorsque l’on réalise une tâche de travail dans un contexte particulier. Il ne s’agit plus d’entraîner l’apprenant à réaliser avec succès des procédures de travail associées à une tâche, mais plutôt de l’amener à comprendre la situation de travail et d’adapter ses pratiques de travail aux contextes qu’il aura à vivre. Cette réalité, associée au développement de la compétence professionnelle, exige une bonne dose de réflexivité au lieu de la réflectivité de l’approche par compagnonnage.

Apprendre à penser devient alors tout aussi important qu’apprendre à faire. Le défi est d’instrumenter les enseignants qui eux ont appris en faisant.

Atelier 5 : Identifier les notions difficiles avec l’analyse qualitative des concepts

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C’est toujours relativement difficile d’identifier ce que l’apprenant aura de la facilité ou de la difficulté à apprendre. Je vous présente ici une façon d’appréhender cette difficulté qui me semble à la base de bien des problèmes de comportement des apprenants. Un apprenant qui apprend ne génère pas de problème de discipline ou de gestion de classe.

Bien repérer les concepts difficiles à apprendre permet au professeur didacticien de préparer des ressources didactiques pour atténuer les difficultés et faciliter les apprentissages. Piaget a souligné, et je suis en accord avec lui, que ce n’est pas avec la notion que l’apprenant a de la difficulté, mais avec la façon dont nous lui présentons.

Lors d’ateliers ultérieurs, nous aborderons les ressources didactiques comme l’aide à la tâche, l’aide à communiquer, l’aide à penser et l’aide à se comporter qui permettront de faire face au problème de perception et de compréhension de l’apprenant.

Atelier 4 : Identifier les savoirs à faire apprendre avec la carte conceptuelle

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Identifier les savoirs à faire apprendre et les organiser n’est pas chose facile. L’utilisation de la méthode des cartes d’idées et l’exploitation des logiciels qui sont offerts sur le marché sont des outils indispensables pour l’enseignant. Comment ne pas trop en mettre? Comment être certain que la matière enseignée est pertinente à la compétence à faire développée? Où est mon rôle dans l’explicitation des savoirs à faire apprendre?

Toutes ces questions sont pertinentes et essentielles à la bonne organisation d’une séance de formation.

Atelier 3 : Développer l’autonomie et l’initiative de l’apprenant avec la fiche de travail.

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L’enseignant perd beaucoup de temps à expliquer le travail à faire aux apprenants. Cette situation a même tendance à créer, à la longue une certaine dépendance chez les apprenants. D’ailleurs, une étude a identifié, en formation à la conduite d’un véhicule, que plus un formateur intervient, moins l’apprenant apprend. Le formateur devient un tuteur et l’apprenant devient un exécutant.

Pour éviter cette situation et faire gagner du temps à l’enseignant, je propose de présenter aux apprenants une fiche de travail pour chacune des actions identifiées sur la feuille de route que j’appelle l’itinéraire des apprentissages. Cette fiche de travail présente toutes les informations nécessaires à la réalisation de la tâche ou de l’activité d’apprentissage.

La valeur ajoutée de cet instrument didactique est d’offrir un outil favorisant le développement de l’autonomie de l’apprenant qui possède les informations pour comprendre ce que l’on attend de lui. La structure de la fiche de travail lui permettra de comprendre les composantes d’une activité professionnelle favorisant ainsi son esprit critique et sa réflexivité.

 

Atelier 2 : Donner le contrôle des apprentissages à l’apprenant avec la feuille de route.

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Voici une présentation qui illustre le fait d’organiser les apprentissages en itinéraires que l’on dépose aux apprenants pour qu’ils puissent avoir une représentation explicite du travail et du chemin à parcourir pour développer la compétence professionnelle visée. Pour que l’enseignant puisse pleinement jouer son rôle d’accompagnateur il est nécessaire que l’apprenant sache où il doit aller et ce qu’il doit faire pour qu’il puisse être accompagner. La feuille de route présente l’itinéraire des tâches à réaliser par l’apprenant et qui sont inscrites dans le programme et les activités d’apprentissage que l’enseignant ajoute pour l’appropriation de certains savoirs ou certaines habiletés ou capacités.

Faciliter l’apprentissage avec la didactique

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Je vous propose ici la première de quatorze présentations. Ces présentations sont à la base des ateliers que je donne en didactique professionnelle. J’espère que cela vous sera utile.

Les quinze ateliers seront les suivant :

Atelier 1 : Faciliter l’apprentissage avec la didactique.

Atelier 2 : Donner le contrôle des apprentissages à l’apprenant avec la feuille de route.

Atelier 3 : Développer l’autonomie et l’initiative de l’apprenant avec la fiche de travail.

Atelier 4 : Identifier les savoirs à faire apprendre avec la carte conceptuelle.

Atelier 5 : Identifier les notions difficiles avec l’analyse qualitative des concepts.

Atelier 6 : Développer la réflexivité avec l’aide à la tâche.

Atelier 7 : Développer l’organisation du travail avec le recueil d’expertise.

Atelier 8 : Faire faire des liens avec l’aide à penser.

Atelier 9 : Faciliter les interactions avec l’aide à communiquer.

Atelier 10 : Motiver l’apprenant avec la situation de travail artificielle.

Atelier 11 : Modifier les comportements des apprenants avec l’aide à se comporter.

Atelier 12 : Planifier des stratégies d’enseignement avec le scénario.

Atelier 13 : Stimuler et faire adhérer l’apprenant avec un contexte d’apprentissage signifiant.

Atelier 14 : Réaliser des ressources d’appoint pour faire apprendre.

 

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