Atelier 3 : Développer l’autonomie et l’initiative de l’apprenant avec la fiche de travail.

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L’enseignant perd beaucoup de temps à expliquer le travail à faire aux apprenants. Cette situation a même tendance à créer, à la longue une certaine dépendance chez les apprenants. D’ailleurs, une étude a identifié, en formation à la conduite d’un véhicule, que plus un formateur intervient, moins l’apprenant apprend. Le formateur devient un tuteur et l’apprenant devient un exécutant.

Pour éviter cette situation et faire gagner du temps à l’enseignant, je propose de présenter aux apprenants une fiche de travail pour chacune des actions identifiées sur la feuille de route que j’appelle l’itinéraire des apprentissages. Cette fiche de travail présente toutes les informations nécessaires à la réalisation de la tâche ou de l’activité d’apprentissage.

La valeur ajoutée de cet instrument didactique est d’offrir un outil favorisant le développement de l’autonomie de l’apprenant qui possède les informations pour comprendre ce que l’on attend de lui. La structure de la fiche de travail lui permettra de comprendre les composantes d’une activité professionnelle favorisant ainsi son esprit critique et sa réflexivité.

 

Atelier 2 : Donner le contrôle des apprentissages à l’apprenant avec la feuille de route.

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Voici une présentation qui illustre le fait d’organiser les apprentissages en itinéraires que l’on dépose aux apprenants pour qu’ils puissent avoir une représentation explicite du travail et du chemin à parcourir pour développer la compétence professionnelle visée. Pour que l’enseignant puisse pleinement jouer son rôle d’accompagnateur il est nécessaire que l’apprenant sache où il doit aller et ce qu’il doit faire pour qu’il puisse être accompagner. La feuille de route présente l’itinéraire des tâches à réaliser par l’apprenant et qui sont inscrites dans le programme et les activités d’apprentissage que l’enseignant ajoute pour l’appropriation de certains savoirs ou certaines habiletés ou capacités.

Technigogie automne 2010

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TECHNIGOGIE automne 2010

Voici la dernière parution de ma revue « TECHNIGOGIE». Si vous désirez vous abonner ou consulter les parutions précédentes, rendez-vous sur le site « www.technigogie.com»

 

Les attentes du savoir-être.

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L’organisation de l’apprentissage des savoir-être est un chantier en constante évolution. Je vous présente ici un instrument, que j’ai appelé «Le qualificateur d’intentions».

J’ai déjà spécifié que pour faire apprendre les savoir-être il fallait les identifier, en donner le sens, y associer des indicateurs ainsi que des moyens pour en provoquer la manifestation. Après plusieurs travaux je me rends compte qu’au départ il n’y a rien pour identifier les intentions. C’est pourquoi je propose cet instrument de réflexion pour faire le va-et-vient entre le savoir-être à choisir, sons sens et les intentions professionnelles que j’ai de vouloir faire développer cette attitude.

Les intentions sont exprimées de manière à faire évoquer les manifestations voulues des attitudes visées. J’ai identifié ces intentions à partir de qualités et de comportements professionnels génériques. Les intentions sont des comportements que l’on pourrait qualifier de transversaux. Ils ne correspondent pas à des comportements spécifiques, mais ce que nous espérons qu’il y ait en arrière de ce comportement. Par exemple, plusieurs exigeront des apprenants le vouvoiement pour observer le respect. Le vouvoiement est un indicateur qui ne reflète pas réellement l’intention que nous pouvons avoir. Le savoir-être visé est le respect, la manifestation est le vouvoiement, l’intention serait plutôt de démontrer du respect, d’interagir avec les autres ou d’apprécier les personnes. Je pense qu’en associant  les intentions aux savoir-être, il est plus facile d’en identifier les indicateurs pour en observer la manifestation.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël.

 

Un constructeur de stratégies

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Pour ceux qui veulent se fabriquer cet outil j’inclus ici le fichier.

Constructeur de strategies didactiques

 

Le constructeur de stratégies vous permet de vous questionner et de considérer les différents éléments qui entrent en jeu lors de l’élaboration d’une séance de formation.

La partie extérieure présente les différentes étapes du déroulement d’une séance de formation :
1. La stimulation de l’apprenant, par une activité ludique, qui l’amène à se rendre compte de ce qu’il connaît et de ce qu’il ignore. C’est l’étape du déséquilibre cognitif.
2. La mobilisation amène l’apprenant à décider que le jeu en vaut la chandelle. La découverte de sens des apprentissages l’amène à vouloir investir les efforts nécessaires aux apprentissages. C’est l’étape de la découverte de sens associée au besoin ou au désir d’apprendre. C’est le conflit cognitif.
3. L’application fait en sorte que l’apprenant applique dans des tâches les apprentissages réalisés dans l’étape précédente. C’est l’étape de la mise en oeuvre des apprentissages réalisés.
4. Le transfert amène l’apprenant à être en mesure d’utiliser ses nouveaux savoirs dans un contexte différent. C’est l’étape où l’apprenant décontextualise et recontextualise. Il se retrouve face à des situations qui lui demandent de réorganiser ses savoirs. C’est à ce moment qu’il y a constat d’un développement de la compétence professionnelle.
5. L’évaluation consiste à la prise de conscience des apprentissages réalisés ou à la confirmation des objectifs rencontrés. C’est l’étape où la compétence est confirmée.

La deuxième partie (en bleu) du constructeur indique les éléments à considérer pour chacune des étapes de la stratégie :

• Les concepts qui seront utilisés.
• La durée de l’étape.
• Le contexte qu’il faudra mettre en place pour réaliser l’étape.
• L’action que le formateur ou l’enseignant devra réaliser durant l’étape.
• L’action que l’apprenant devra réaliser durant l’étape.
• Les moyens qui seront nécessaires pour faire réaliser les actions durant l’étape.
• L’environnement d’apprentissage qu’il faudra favoriser et mettre en place pour que l’apprentissage puisse se réaliser.
• Un événement qui provoquera la réalisation de l’étape et qui évitera que l’apprenant se pose la question « Qu’est-ce que cela donne d’apprendre cela?»

La partie du centre de l’organisateur permet de considérer les composantes de la compétence dans la stratégie.
• Le savoir touche les connaissances que l’apprenant devra utiliser pour manifester sa compétence.
• Le savoir-faire touche les pratiques qu’il devra réaliser pour manifester sa compétence.
• Le savoir-être touche les attitudes et les qualités qui feront partie de son identité professionnelle et qui sont nécessaires pour pouvoir manifester la compétence professionnelle.

En jouant avec ces composantes d’une stratégie, cela permet de s’élaborer un schème opératoire fonctionnel et pragmatique de l’élaboration d’une stratégie d’enseignement favorisant les apprentissages nécessaires à la manifestation de la compétence professionnelle.

 

 

Un constructeur d’activités

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Construire des activités est une tâche qui peut devenir complexe assez rapidement. Pour aider les formateurs, j’ai conçu un instrument pour associer l’objet d’une activité à un verbe d’action et à une intention d’accompagnement.

Une activité demande à l’apprenant de réaliser une action en rapport avec un objet à apprendre. Les objets à apprendre sont de différents ordres et ont différentes fonctions dans la tâche professionnelle d’une personne. J’ai fait la liste de ces différents objets utiles à l’activité professionnelle :

• Processus de travail
• Instructions
• Gestes
• Procédure intellectuelle
• Opérations
• Procédure technique
• Tâche
• Problème
• Données
• Concepts

Il est possible d’associer à ces différents objets à apprendre les actions qui devront la mettre en oeuvre. C’est la deuxième composante de mon constructeur. J’ai choisi un certain nombre de verbes génériques qui aide à identifier le genre d’activité selon l’objet à faire apprendre.

Cette liste de verbes n’est pas exhaustive. Les verbes ont été choisis selon leur niveau taxonomique et peuvent s’appliquer à l’ensemble des fonctions de travail. Choisir le verbe à attacher à un objet à apprendre est une étape importante dans l’organisation des apprentissages, car il déterminera l’importance des apprentissages à réaliser. La logique des actions est associée à la logique des objets à faire apprendre. Il faut que l’apprenant apprenne les concepts pour pouvoir comprendre la tâche à réaliser. Il devra également comprendre le problème pour être en mesure de faire les liens avec la tâche à réaliser. Les procédures et instructions sont au service de la tâche à réaliser et du problème à résoudre, etc.

L’utilisation de l’objet à faire apprendre et de l’action à faire réaliser est directement liée à l’intention de l’enseignant, ici appelé accompagnateur. Ces intentions sont de deux ordres. Soit qu’il désire faire réaliser une action avec l’objet où qu’il désire rétroagir sur une action avec l’objet.

Vous pouvez avoir une idée du fonctionnement de cet aide à la tâche à partie du petit vidéo présenté au début de cet article. À défaut d’être un outil fonctionnel pour un enseignant dans l’action, il demeure un outil de réflexion intéressant, il me semble, pour comprendre la complexité du travail pour construire des activités en classe ou en atelier qui sont cohérentes avec les objets d’apprentissages à faire apprendre.

Une image vaut mille mots. Neuf images valent?

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Une image vaut mille mots. Pourquoi ne pas s’en servir pour représenter aux apprenants une façon de faire? Ce type d’aide à la tâche est très efficace et simple à faire. Elle permet à l’enseignant de représenter facilement ses attentes et à l’apprenant de se faire une représentation conceptuelle, structurelle et fonctionnelle de ces attentes.

 

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