Il y en a qui ne sont pas fait pour ce métier : 5. On fait quoi maintenant?

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À la suite de ce blocage, j’ai rencontré l’élève pour discuter avec lui de la suite des choses. Il m’a demandé de le laisser continuer malgré son échec, ce que j’ai refusé. Les règles étaient claires pour tous. Par souci d’équité, je ne pouvais faire un passe-droit. L’idée n’était pas de s’acharner pour que l’élève poursuive sa formation, il fallait comprendre ce qui ne marchait pas.

La classe comporte quinze élèves. Chacun observe ce qui se passe pour détecter les injustices potentielles. Lorsque les élèves se voient contraints de respecter des exigences et des consignes, ils vont se référer au plus petit dénominateur commun. Je veux dire par cela que ce que vous allez tolérer chez un élève sera vu par les autres comme une nouvelle condition acceptable. Vous tolérez qu’un élève arrive à une heure différente en classe, tous les autres vont arriver à cette heure dans un délai assez court.

Je lui ai demandé ce qu’il l’avait motivé à s’inscrire à un cours d’ébénisterie. Il m’a répondu qu’il s’était inscrit à ce cours, car la date du cours tombait bien et que la durée lui  permettait de patienter avant de s’inscrire au cours qu’il désirait vraiment. Il m’a informé que son vrai but était de suivre un cours comme moniteur de cerfs-volants. Son père fabriquait des cerfs-volants et il désirait former ceux qui voulaient les utiliser.

En ce qui me concernait comme enseignant mon rôle s’arrêtait là. Je l’ai dirigé vers un conseiller en orientation pour suivre des tests d’aptitudes et l’aider à préciser ses choix. Dans son cas, ce n’était pas qu’il n’avait pas le corps de l’emploi, il n’avait pas la tête à l’emploi. Je lui ai tout de même permis de se rendre au bout de ce qu’il pouvait faire dans les limites de la profession à apprendre, de sa santé et de sa sécurité ainsi que celle des autres.

La suite : Je pensais qu’ils seraient mes amis.

Une lecture pour débuter l’année

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Légendes pédagogiques

Je suis tombé par hasard sur une émission de télé où l’auteur de ce livre présentait son oeuvre. Je fus intrigué par ses propos sur des pratiques, des positions et des arguments que l’on entend souvent en éducation et qui sont tenus faussement pour acquis. Le professeur Baillargeon jette plusieurs pavés dans la mare de nos conceptions et de nos certitudes que nous avons évité ou oublié de questionner. Je ne suis pas nécessairement en accord avec tous ses commentaires, mais ils ont la vertu de nous questionner et de réveiller notre esprit critique qui parfois sommeil en nous dans un confort de bien-pensant.

La formation professionnelle est protégée, de par sa nature, de certaines dérives de la formation générale. Les types d’apprentissages, les contextes et la finalité de la formation nous obligeant à diversifier nos points de vue. À tout le moins, je l’espère. La lecture de son livre, que j’ai dévoré, m’a réveillé dans le sens d’être plus rigoureux dans la présentation de certaines théories ou méthodes qui semblent attrayantes, en apparence, mais sans fondement valide.

Il ne s’agit pas de tout remettre en question, mais de réveiller notre vigilance à l’attrait de la nouveauté. Cela me ramène à mes trois conditions avant d’adhérer et d’adopter des changements dans des stratégies d’enseignement.

1. Est-ce que l’élève apprendra plus ?

2. Est-ce que l’élève apprendra plus rapidement ?

3. Est-ce que l’élève apprendra plus facilement ?

Malgré que j’ai apprécié son livre, contrairement à lui, je demeure convaincu qu’une formation ne doit pas être faite pour celui qui la donne, mais pour celui qui la suit. C’est peut-être un mythe, mais je suis en mesure de le valider. Un mythe n’est pas nécessairement faux, l’erreur c’est d’être convaincu que c’est une vérité sans en avoir vérifiés ses fondements ou les résultats attendus.

Bonne lecture !
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La gestion de classe/atelier

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La gestion de classe est un élément clé que l’enseignant doit pouvoir contrôler pour faciliter les apprentissages des apprenants. Il faut considérer qu’en formation professionnelle la gestion de classe, étroitement liée à la relation d’enseignement, ne doit pas être abordée exclusivement, comme c’est généralement le cas, comme l’établissement des règles, règlements pour contrôler les comportements des élèves.

Je considère la gestion de classe comme l’articulation de la stratégie didactique dont le but est de favoriser le processus d’apprentissage et non de contrôler les apprenants. Il va de soit que nous ne pouvons pas tout contrôler dans la classe. Chacun des groupes que vous avez est différent. Chacun des groupes a sa propre dynamique. Une situation d’enseignement/apprentissage est une situation incertaine qui demande un jugement critique de la part du professeur. Ce n’est pas parce qu’une partie de ce qui se déroule dans une séance appartient à une dynamique particulière que l’ensemble de ce qui va se passer est imprévisible et incontrôlable.

Le but de la gestion de classe/atelier est de contrôler ce qui peut l’être pour ainsi se libérer du prévisible pour pouvoir se concentrer et faire face à la dynamique, moins prévisible, propre à chaque séance de formation.

Pour vous aider, je vous propose dix composantes qui couvrent la gestion de classe et que vous devez contrôler le plus possible. Comme le spécifie Legendre (2005) la gestion de classe est là pour orienter et maintenir les élèves en contact avec les tâches d’apprentissage à faire réaliser.

L’absence ou le faible contrôle de l’un ou l’autre de ces éléments va nécessairement perturber le déroulement de votre planification et va avoir des conséquences importantes soit sur le temps ou vos relations avec vos apprenants. La question à vous poser est, comment vous faites pour avoir le contrôle de chacun de ces éléments?

Nous y reviendrons …

Éléments à risque de perturbation du processus d’apprentissage

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Je suis à construire un outil didactique qui permettra d’interagir avec un enseignant ou un formateur en formation pour l’amener à se construire une représentation fonctionnelle des situations d’enseignement qu’il aura à gérer. J’ai identifié cinq composantes à considérer pour être en mesure d’agir. L’apprenant, l’objet d’apprentissage, la finalité de la formation, l’intention de la formation et le lieu constituent ces cinq éléments. L’élément le plus dynamique à gérer dans une situation d’enseignement ce sont les caractéristiques des apprenants. Pour organiser une formation, il faut être en mesure de réfléchir sur les mesures d’atténuation à mettre en place de façon préventive pour diminuer les risques de perturbation des apprentissages.

J’ai élaboré un petit jeu de cartes où l’enseignant peut choisir les caractéristiques des apprenants qu’il désire considérer et par la suite il s’agira d’élaborer les moyens ou des stratégies pour atténuer les effets de ces caractéristiques. Cette liste de caractéristiques n’est pas exhaustive, mais elle représente ce que j’ai pu recueillir jusqu’à maintenant sur les éléments qui pouvaient venir perturber le fonctionnement d’une formation si nous ne les considérions pas.

Les caractéristiques de l’apprenant

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Le premier élément à considérer lorsque je désire planifier et organiser une formation c’est la personne qui suivra la formation. Comme je le dis toujours, une formation n’est pas faite pour celui qui la donne, mais pour celui ou celle qui la suit. À cet égard, il faut être en mesure, lors d’une stratégie porteuse, de tenir compte des caractéristiques des apprenants pour être en mesure d’en rejoindre le plus grand nombre possible. Il ne faut pas aborder les caractéristiques des apprenants, comme c’est trop souvent le cas, comme des problèmes ou des troubles par rapport aux apprentissages que j’organise comme formateur. Les problèmes que vit l’apprenant, lors de ses apprentissages, sont souvent dus à des troubles d’enseignement. Je m’inspire de Giordan pour identifier quatre troubles d’enseignement qui font obstacles, le plus souvent, aux apprentissages des apprenants.

1. L’enseignant ne présente pas toutes les informations qui sont nécessaires pour que l’apprenant puisse se représenter les informations.

2. L’enseignant de présente pas les informations de façon motivante pour l’apprenant.

3. L’enseignant ne tient pas compte du niveau de connaissances des apprenants, ce qui fait que les informations présentées ne sont pas accessibles.

4. L’enseignant ne tient pas compte que l’apprenant n’a peut-être pas les préalables nécessaires à la compréhension des informations.

J’ai fait un premier jet de ce que l’on pourrait considérer comme étant des caractéristiques des apprenants que je devrais considérer lors de l’élaboration de mes stratégies d’enseignement.

Je reviendrai prochainement avec des façons de considérer ces caractéristiques de manière didactique.

Du simple au complexe

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Dans l’un de mes derniers articles j’ai indiqué de ne pas aborder certains élèves par l’étiquette de trouble d’apprentissage, mais de plutôt prendre en considération les caractéristiques des apprenants et de tenir compte des styles d’apprentissage différents. Mes réflexions et mes actions portent sur ma vision qu’il n’y a pas de chemin unique pour enclencher le processus d’apprendre et que de nos jours il vaut mieux adapter notre enseignement aux styles des apprenants, plutôt que d’exiger de ce dernier de s’adapter au style d’enseignement de l’enseignant sous peine d’être déclaré à trouble. N’oublions pas que dans une classe de non-voyant c’est nous les voyants qui serions avec des limitations.

Je ne nie pas l’importance et les différences entre troubles d’apprentissage et difficultés d’apprentissage. Les difficultés se règlent relativement facilement par la prise en compte des styles d’apprentissage et des environnements de formation adaptés. Les troubles d’apprentissage nous amènent à considérer des limitations chez certains apprenants. Certains de ces troubles peuvent être atténuer par des mesures efficaces soit d’enseignement, d’environnement, de ressources ou autres, mais jamais au détriment de la compétence à développer. Les adaptations ne doivent pas être des palliatifs aux troubles, mais des éléments curatifs pour que la personne possède réellement les compétences visées. Je ne réglerai pas cette nouvelle dynamique en FP maintenant, mais elle fait partie de mes préoccupations et je m’inquiète des bricolages qui vont se fabriquer pour donner des illusions.

Je vous propose ici un livre que j’ai beaucoup apprécié pour situer non pas les troubles d’apprentissages mais les éventuels troubles d’enseignement.

À suivre …

La poule ou l’oeuf? (Immersion et insertion professionnelle des profs en FP)

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Voici une présentation que je viens de faire au congrès de la TREAQ-FP (Table des responsables de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle des commissions scolaires du Québec).

L’atelier portait sur : «L’accompagnement des nouveaux enseignants en formation professionnelle en deux temps : période d’immersion et période d’insertion professionnelle ».

Un constat important porte sur le fait qu’il n’y a pas un soutien aux enseignants proportionnel à l’importance de demander à une personne d’apprendre son métier d’enseignant sur le tas. Nous devrions être en mesure de fournir au nouvel enseignant en immersion des modèles pédagogiques et didactiques qui l’amèneront à comprendre les pratiques pédagogiques de l’établissement de formation, par la suite de comprendre les fondements et finalement de fonctionner de façon autonome et professionnelle.

Pour ce faire, il faut de l’accompagnement. Là encore, nous nous retrouvons, de façon générale, avec un conseiller pédagogique qui a appris sa profession de conseiller sur le tas après avoir appris son métier d’enseignant sur le tas. Je pense, pour faire face aux défis de l’avenir en formation professionnelle, qu’il faut arrêter de tourner en rond et de penser que la profession d’enseignant à quelque chose de génétique plutôt que scientifique, « tu l’as ou tu l’as pas ».

De l’accompagnement pour appliquer la vision des pratiques de formation du milieu et des instruments pour en comprendre l’application. Mais pour être en mesure de relever ce défi, il faut placer notre questionnement plus loin que de remettre en cause le baccalauréat des enseignants. La finalité de cette formation ne devrait pas être remise en question. Ce sont plutôt les modalités.

Une suggestion touche l’accessibilité de la formation pour tous. Les conseillers pédagogiques en formation professionnelle devraient être la référence des établissements de formation en ce qui a trait à la pédagogie et aux pratiques mises en oeuvre dans les milieux. Pour ce faire, il faut les reconnaître comme telles et les former en conséquence pour les diplômer et les utiliser comme formateur d’enseignants de première ligne. Ce sont eux qui les accueillent et les accompagnent. Ce sont eux qui devraient recueillir le patrimoine culturel des pratiques d’enseignement propres à la vision et aux objectifs du centre. C’est ce que Le Boterf nomme les compétences collectives. Malheureusement, ce n’est que rarement le cas. Ce sont eux qui devraient avoir la charge officielle de faire les premières formations et qualifier les enseignants dans leurs premières pratiques.

C’est par la formation que nous serons en mesure de faire face aux défis de la formation professionnelle et de la main-d’oeuvre. Il faudrait tout de même croire à notre credo, c’est ce que nous disons à nos étudiants. Nous sommes les milieux de formation les plus importants et c’est nous qui formons le moins, de façon continue, nos personnels. C’est tout de même un paradoxe sur lequel il faudrait, en plus d’y penser, agir avant de nous le faire mettre sur le nez.

Enseigner ce n’est pas de la magie et cela ne relève pas d’une génération spontanée. On ne vient pas au monde professeur, contrairement à une certaine époque où l’on parlait de vocation. Enseigner c’est une profession complexe qui ne s’apprend plus sur le tas. On n’oserait jamais demander à un futur médecin de commencer à pratiquer et ensuite aller se faire former. Il ne serait même pas acceptable qu’il se forme au même moment où il travaille, pourtant c’est ce que nous demandons à nos nouveaux enseignants. Même si vous me dites que ce n’est pas pareil, il y a quand même certaines similitudes, le fait de jouer dans le cerveau de nos futurs travailleurs par exemple!

Suite à venir, ce n’est qu’un début …

Présentation en PDF

Approche pédagogique différenciée

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La FP cherche le trouble et elle va le trouver

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Un nouveau chantier à ouvrir en formation professionnelle. Les élèves ayant des troubles d’apprentissage arrivent en formation professionnelle, de l’avis d’un certain nombre d’intervenants. Lors d’une rencontre, dernièrement, où nous étions à la recherche de thèmes pour des perfectionnements à offrir aux enseignants, une proposition a été faite pour offrir aux enseignants une formation pour les aider à gérer les nouveaux élèves ayant des troubles d’apprentissage.

J’étais surpris que l’on aille si rapidement offrir une formation sur un sujet qui n’a pas encore été discuté pour en établir les fondements, la pertinence et une compréhension univoque en formation professionnelle. De quoi parle-t-on quand nous parlons de troubles d’apprentissage? À mon interrogation on m’a répondu que c’est un fait et que présentement nos pauvres enseignants sont démunis par rapport à ce problème. Suite à de nouvelles questions sur une position que nous devrions prendre et d’émettre un avis sur ce nouveau phénomène, je me suis fait répondre que ce n’était pas le temps de faire de la politique et des discussions universitaires, il fallait être concret et donner des outils pour aider le quotidien de nos enseignants.

N’allez pas croire que je m’oppose à l’intégration des élèves ayant des troubles d’apprentissage. Mon questionnement est en amont et considère le supposé problème sous un autre angle. Ce à quoi je m’objecte c’est de continuer le profilage que l’on fait de ces élèves en FP que l’on a conforté avec un diagnostic faisant en sorte de leur offrir un bouclier à la nécessité de développer les compétences nécessaires à l’insertion au marché du travail. Dans la mesure où c’est encore le but de la formation professionnelle.

Il faut comprendre que peu importe le trouble d’apprentissage, l’élève admis en FP doit répondre aux exigences d’admission. Dans la mesure où c’est encore une exigence.

Ma position est qu’avant de cataloguer l’apprenant comme ayant un trouble, c’est de se questionner si ce n’est pas un trouble d’enseignement qui pourrait être à l’origine du trouble d’apprentissage, je parle ici de formation professionnelle. Tant que l’enseignant ne se questionne pas sur ses pratiques d’enseignement et ses effets, on ne peut affirmer que c’est l’élève qui a des troubles. La pire chose pour un processus d’apprentissage c’est de considérer que quelqu’un a du trouble avec ce processus. Ma crainte est que le fait d’annoncer le trouble avant qu’il arrive que nous amplifions ce trouble en le considérant comme une limitation plutôt que comme une caractéristique de l’apprenant.

Dans une classe de FP il y a beaucoup plus d’élèves que l’on pense qui ont des troubles d’apprentissage sans avoir de pathologie. Il ne faut pas oublier qu’une grande partie de nos profs apprennent le métier d’enseignant sur le tas et finissent par se convaincre que le trouble ne peut être en lien avec leur enseignement, mais sont généralement associés au manque de maturité, de motivation, d’intérêt ou d’intelligence de l’élève.

Il faut arrêter de faire croire que l’on peut régler les problèmes ou les troubles liés à l’apprentissage par des trucs de gestion de classe ou des protocoles d’évaluation. Pour régler des problèmes ou des troubles d’apprentissage, il faut comprendre comment l’apprentissage fonctionne. Il faut arrêter de penser que c’est l’élève le problème. Les pratiques d’enseignement que je constate en classe relèvent d’une période que je ne daterai pas de peur d’insulter les utilisateurs. Nous appellerions cela de l’archéologie pédagogique.

Notre ami Piaget a souligné à un moment, et je suis d’accord avec lui, que ce n’est pas la matière qui est difficile à apprendre, c’est la manière dont nous faisons apprendre cette matière qui est difficile pour l’élève.

Au lieu d’aborder l’élève comme étant à l’origine du problème ou d’un trouble associé à un processus que je ne comprends généralement pas il faudrait aborder une démarche d’enseignement différentié qui respecterait les styles d’apprentissage de chacun des élèves. Je suis convaincu, après mainte expérimentations, que l’on doit travailler sur des pratiques d’enseignement préventives aux problèmes et aux troubles d’apprentissage plutôt que sur des mesures curatives pour gérer les élèves qui ont des problèmes et des troubles.

Mes prochains articles vont traiter de ce phénomène et de sa prise en considération pour éviter de chercher le trouble que l’on a souvent soi-même créé professionnellement ou socialement. Malgré les septiques il est possible d’organiser des formations qui considèrent les styles d’apprentissage de chacun des élèves. Il faut simplement accepter de penser autrement, mais encore faut-il vouloir penser.

Qu’en pensez-vous? Aidez-moi à comprendre ce qui se passe.

Des TIC aux TAAC

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Les TIC sont à la mode depuis une dizaine d’années. Qui les utilise? Pourquoi ont les utilise? Qu’est-ce que cela améliore?

Le but ne doit pas être d’utiliser les technologies de l’information et des communications, mais se servir de ces technologies pour articuler des intentions pédagogiques et didactiques permettant d’améliorer les apprentissages. Pour que la majorité des enseignants aient besoin de se servir de ces technologies, il va falloir faire la démonstration qu’ils vont gagner du temps. Le temps est l’indicateur premier de la motivation d’un enseignant à s’ouvrir à la nouveauté. Au-delà des mordus de ces technologies, il faut revenir à des considérations élémentaires en lien avec la raison d’être d’une formation, c’est-à-dire faire apprendre.

Les TAAC représentent ce que j’appelle les technologies en aide à l’apprentissage des compétences. J’ai établi une représentation des concepts à considérer dans une réflexion sur une utilisation pertinente des TIC. C’est tout de même curieux qu’après toutes ces années il y ait si peu d’utilisations généralisé des TIC.

On désire même se servir de ces technologies pour motiver les élèves en classe. Je pense que les technologies ne motivent pas, ils peuvent disposer ou amener l’apprenant à adhérer à la formation. Il ne faut jamais perdre de vue qu’en formation c’est l’apprentissage qui doit motiver.

Mes réflexions et mes utilisations des TIC en TAAC m’ont amené à identifier trois indicateurs de pertinence à l’utilisation des TIC dans le sens des TAAC.

1. Comment la technologie va augmenter la qualité des apprentissages?
2. Comment la technologie va augmenter la quantité des apprentissages?
3. Comment la technologie va faire réaliser les apprentissages en moins de temps?

Bonne analyse!

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