


Assemblage des éléments du savoir-être
14 avril 2018
Aide à penser, Didactique professionnelle, Le savoir-être Laisser un commentaire
L’intelligence professionnelle
21 mars 2018
Actions, Aide à penser, Apprendre, Apprentissage, Didactique professionnelle, Intelligence professionnelle, L'apprenant, Représentation 3 commentaires
On traite beaucoup de l’intelligence artificielle dont l’avènement va révolutionner le monde de l’emploi, entre autres. Il me semble avoir déjà entendu cela lors de l’avènement des ordinateurs. Contrairement aux prévisions, il s’est créé plus d’emplois que nous en avons perdus.
Pendant que d’un côté, nous faisons l’éloge de ce champ de recherche, qui existe tout de même depuis 1960, de l’autre, en formation professionnelle, on semble vouloir nous faire croire qu’un métier s’apprend par la formation individualisée, à distance ou en entreprises. Autant l’apprentissage profond a révolutionné l’intelligence artificielle depuis les années 2000, que l’ignorance profonde du processus d’apprentissage d’un métier ou d’une profession semble faire reculer la formation professionnelle. On veut rendre les machines de plus en plus intelligentes et faire abstraction du développement de l’intelligence des utilisateurs. Le développement de l’intelligence artificielle n’a pas pour but d’éliminer l’intelligence humaine, mais plutôt de la faire avancer.
Si l’intelligence artificielle vise à permettre aux ordinateurs d’apprendre à apprendre, il me semble que c’est le minimum que nous devrions viser pour les personnes en formation professionnelle. Apprendre à apprendre ce n’est pas apprendre seul ou sur le tas. Pour apprendre à apprendre, il faut être accompagné, par une personne significative, dans un processus qui permet à l’apprenant de trouver du sens et de comprendre ce qu’il doit apprendre. Il pourra devenir un citoyen qui pourra jouer un rôle important dans le milieu de travail où il oeuvrera et dans sa communauté. Ce qu’il pourra offrir à son milieu de travail c’est son intelligence professionnelle. Encore faut-il qu’on lui ait permis de la développer.
Développer l’intelligence professionnelle c’est plus que d’acquérir des connaissances et développer des habiletés. L’intelligence professionnelle c’est d’apprendre à penser son métier et d’adapter ses pratiques de travail aux circonstances d’une situation de travail. Nous ne sommes plus à l’ère ou on doit entrainer les élèves à faire des tâches, c’est plutôt le moment d’élever les élèves à la compréhension du travail et de son rôle dans l’évolution de sa profession.
Il ne faut pas avoir peur que la machine nous dépasse, il faut tout simplement dépasser la machine. Pour cela, il faut investir dans le développement de l’intelligence professionnelle. Faire en sorte de travailler avec le cerveau de nos élèves plutôt que seulement avec leurs habiletés motrices. Pendant que l’intelligence artificielle travaille à comprendre le fonctionnement de l’apprentissage, nous avons seulement comme problème, en formation professionnelle, de travailler sur le carburant, c’est-à-dire la motivation et le sens. L’intelligence professionnelle travaille avec des élèves qui sont des machines à apprendre, mais qui ont de la difficulté à se mettre en marche, l’intelligence artificielle a des machines qui marchent, mais qui ont de la difficulté à apprendre. Je pense que cela sera moins dispendieux de mettre en marche nos machines à apprendre.
Notre quête est de susciter la motivation nécessaire chez l’apprenant pour qu’il désire et trouve le besoin de fournir les efforts nécessaires pour apprendre.
Ce ne sont pas les emplois qui vont changer, mais plutôt les tâches dans ces emplois. Comme l’indique Ravin Jesuthasan dans le journal La Presse du 20 mars 2018, les tâches de ces emplois seront créées, substituées ou enrichies. Il faudra apprendre à nos élèves à s’adapter. Ce n’est pas nouveau, c’est la finalité même du développement de la compétence professionnelle.
Pendant que l’intelligence artificielle se consacrera à reproduire et extrapoler des actions, le développement de l’intelligence professionnelle devra permettre aux élèves de toujours être un pas en avant de l’impact de l’intelligence artificielle dans son métier en lui permettant de s’exprimer, de s’adapter, de créer, d’avoir une pensée critique, d’entrer en relation avec les autres et d’innover.
Commençons à travailler sur l’intelligence professionnelle pour que nos élèves soient toujours plus intelligents que les machines qu’ils utiliseront.
Une consultation en formation professionnelle
14 février 2018
Didactique professionnelle 6 commentaires
Le 5 et 6 février dernier, le ministre de l’Éducation du Québec a convoqué plus de 300 personnes pour parler de la formation professionnelle du 21e siècle. Je dis bien parler, car les participants étaient tellement disparates et connaissaient tellement peu la formation professionnelle que finalement cela n’a été que du « partage » superficiel des problèmes d’organisation de la formation professionnelle. Ce qui est sous-entendu des discussions, c’est que la formation professionnelle c’est dispendieux à maintenir et compliquée à organiser. La solution c’est de faire sortir les élèves des centres, de les diplômer en plus grand nombre plus rapidement et à moindre coût pour répondre aux besoins en main-d’oeuvre.
Pourtant, s’il y a une donnée probante, mot à la mode, sur laquelle on peut se fier c’est que fondamentalement la relation d’un enseignant avec un apprenant est déterminante pour les apprentissages. Malheureusement, lors de la consultation, le rôle de l’enseignant a été complètement évacué. Jamais il n’en a été question. Les conditions de travail, les conditions de formation, les ressources disponibles, le support aux enseignants, les services complémentaires, n’ont pas fait l’objet de discussion.
Ce qui était important c’était de se préoccuper des technologies de l’information, de la formation à distance, de la formation à temps partiel, de la formation en entreprise, des besoins en main-d’oeuvre, du financement et surtout des compétences du 21e siècle. Comment se préoccuper des compétences du 21e siècle quand celles du 20e siècle n’ont pas encore été développées ? Comment considérer ces compétences avec des reconnaissances axées sur l’augmentation des diplômés et les besoins pointus des régions au détriment du développement des élèves ?
Il ne faut pas faire sortir les élèves plus rapidement, il faut les former complètement. Le défi, comme l’indiquait le conseil supérieur de l’éducation, c’est de tirer les élèves vers le haut et non la formation vers le bas. Ce n’est pas d’adapter la formation et les diplômes à nos pauvres élèves qui ont tant de difficulté dans notre système d’éducation, mais de faire preuve d’imagination et de trouver de nouvelles conditions et pratiques pour amener tous les apprenants à apprendre ce qui lui sera nécessaire pour être un élément dynamique de notre société. Si l’on développe les vraies compétences de nos apprenants, ils seront en mesure de faire face au défi du 21e siècle.
- Les changements à la nature des emplois requièrent des qualités personnelles et des compétences professionnelles de plus en plus définies et complexes : le travail est plus abstrait et fait appel à des activités de type cognitif (réflexion, choix, décisions). (Conseil supérieur de l’éducation, 2012)
- Il faut donc trouver des manières d’adapter l’enseignement pour rejoindre ces élèves qui ont des façons d’apprendre différentes, plus pratiques et concrètes. Ce défi interpelle particulièrement le personnel enseignant et sa capacité à différencier l’enseignement et les approches pédagogiques. (Conseil supérieur de l’éducation, 2012)
Vous avez dû comprendre que j’ai été très déçu de cette consultation. Je viens de comprendre la pertinence de la retraite, c’est d’éviter de devoir tout recommencer. Si l’on veut valoriser la formation professionnelle, il faut arrêter de la dévaloriser et de demander l’avis de n’importe qui. Il faut avoir une vision orientée vers ceux qui apprennent et ceux qui font apprendre. Un centre de formation professionnelle n’a pas pour objectif de faire de l’argent, de donner des diplômes et des attestations, de gérer des conventions collectives, mais de faire apprendre une profession à une personne pour qu’elle puisse offrir sa force de travail et son imagination à la société et qu’elle puisse s’épanouir. Tout ce qui gravite autour est au service de cet objectif.
Ce ne sont pas les programmes ou la relation avec les entreprises qui font que les élèves apprennent une profession, c’est la relation entre un enseignant compétent en enseignement et un élève qui a le goût de pratiquer la profession qu’il a choisie. Pour que cela puisse se faire il faut développer les compétences du 21e siècle de nos enseignants, avant celles des apprenants, il faut donner le goût de la formation professionnelle à ceux qui auront a en bénéficier. C’est la qualité qui est attrayante, pas la rapidité.
Ce n’était malheureusement pas le sujet de la consultation du ministre.
De toute façon, c’est juste de la formation professionnelle. Ça intéresse qui?
Choisir le savoir-être pertinent à la situation de travail
3 février 2018
Didactique professionnelle, Vidéo/présentation 2 commentaires
Savoir être pour pouvoir être
12 janvier 2018
Didactique professionnelle, Le savoir-être, Vidéo/présentation 6 commentaires
Les éléments d’une formation
8 janvier 2018
Aide à penser, Didactique professionnelle, Formation, Formation professionnelle Laisser un commentaire
Représenter l’expérience
3 décembre 2017
Didactique professionnelle 4 commentaires
Les personnes qui s’inscrivent à une formation professionnelle le font dans l’espoir de développer leur compétence plus rapidement et à un niveau plus élevé que ceux qui apprennent un métier sur le tas. Il est donc logique de croire que la formation doit permettre à l’apprenant de s’approprier des expériences qu’il n’aura pas besoin de vivre dans le milieu réel de travail. Il pourra alors être en mesure de développer une expertise professionnelle plus rapidement et de plus haut niveau qu’uniquement dans le milieu de travail.
Le défi consiste, pour l’enseignant, à expliciter ses expériences professionnelles pour que l’apprenant puisse s’approprier cette expertise et puisse ainsi l’apprendre et en tenir compte lors de ses pratiques.
Nous savons que les connaissances de l’enseignant, issue de ses expériences en entreprise, sont en bonne partie implicites, tacites et empiriques. Ces connaissances sont liées à sa capacité à associer le contexte de la situation de travail à la tâche à réaliser, aux pratiques à adapter et aux attitudes à manifester.
Les savoirs enseignés, qui devront se transformer en connaissance chez l’apprenant, lui procureront le pouvoir de comprendre, de faire et d’être pour ainsi construire son identité professionnelle.
Les programmes d’études présentent les compétences à développer, les contextes de réalisation, les travaux à réaliser ainsi que les résultats attendus. Par contre, ces programmes n’indiquent pas comment réaliser les pratiques. Les pratiques sont étroitement liées à l’expérience. Le programme est la source du quoi faire et l’enseignant est la source du comment faire.
L’approche par compétences, incluse dans les programmes, ne vise pas seulement la performance aux tâches à réaliser, mais également la compréhension des savoirs sous-jacents à ces tâches. Cette condition est en grande partie la raison pour laquelle les milieux de formation engagent des spécialistes dans les différents métiers ou professions.
Ces spécialistes possèdent une expérience professionnelle particulière sans nécessairement avoir les habiletés nécessaires pour représenter cette expérience et la rendre accessible aux autres. L’explicitation de l’expérience de l’enseignant en savoirs, pour que l’apprenant puisse en avoir l’accès, exige de sa part l’habileté à la représenter.
L’utilisation de représentations est une stratégie didactique efficace pour que l’enseignant puisse présenter aux apprenants les particularités, l’organisation et l’accès à son expertise. Les représentations permettent de nommer les connaissances et de rendre plus précises les associations implicites et souvent embrouillées des mots avec leurs sens.
L’utilisation de représentations incite l’enseignant et l’apprenant à créer et à faire évoluer constamment leurs schèmes internes. La représentation constitue une extension de la mémoire de travail et permet de réduire la charge du traitement cognitif. Finalement, c’est un moyen pour favoriser la pensée réflexive et un excellent exercice pour manier les idées.
C’est le lien essentiel entre la tête, les mains et le coeur de l’apprenant pour qu’il puisse développer sa compétence professionnelle.
Les savoirs du prof
11 octobre 2017
Aide à penser, Didactique professionnelle, Enseignant / Formateur, Enseigner, Le savoir 9 commentaires
Pourquoi les milieux de formation professionnelle et technique engagent-ils des spécialistes dans divers métiers et professions plutôt que des pédagogues diplômés? C’est simple, parce qu’un métier ne s’apprend pas dans des livres et ne repose pas que sur des savoirs savants. Malheureusement, beaucoup d’enseignants en formation professionnelle enseignent essentiellement ce qu’il y a dans des livres et des guides d’apprentissage. Ils n’ont pas compris leur rôle unique.
Apprendre une profession ne consiste pas qu’à acquérir des connaissances et à s’entrainer à réaliser des tâches. Si apprendre une profession n’était que ça, il ne serait pas nécessaire d’engager des infirmières pour faire apprendre la profession d’infirmière ou un mécanicien pour apprendre la mécanique. Comme je le dis souvent, faire apprendre une profession est différent de faire apprendre la mathématique, le français ou les sciences. Les références pour ces disciplines se retrouvent dans les savoirs savants que la société trouve nécessaire de faire apprendre et qu’elle spécifie dans des programmes d’études. Le rôle de l’enseignant est généralement de faire apprendre ce que des savants ont écrit dans des livres ou ce qui fait consensus.
En formation professionnelle, les références dans les disciplines sont plus étendues, ont une durée limitée dans le temps, sont organisées selon les situations de travail, ont des sens différents et l’enseignant est porteur d’une partie de ces références. De manière différente, les programmes en formation professionnelle présentent qu’une partie des savoirs à faire apprendre. Les programmes expriment quoi faire apprendre et les conditions pour exercer un métier avec compétence. Ils expriment les contenus sous la forme d’énoncés de compétence, de comportements, de critères, de contextes, de buts et d’intentions. En résumé, les programmes indiquent à l’enseignant quoi faire faire, mais n’indique pas comment faire faire le travail.
La pertinence d’utiliser un expert d’une profession, plutôt qu’un pédagogue, repose dans le fait que l’expert est porteur d’un savoir d’expérience qu’il est le seul à posséder. Ce savoir d’expérience comporte des connaissances explicites, tacites et implicites. Ces connaissances de l’enseignant expert de sa discipline s’ajoutent aux savoirs de son programme.
Il est important de considérer que les enseignants de la formation professionnelle sont les porteurs d’une expertise qui leur est propre et qu’ils doivent exploiter. J’utilise ici le terme de connaissances, car l’expertise disciplinaire de la personne de métier n’est pas automatiquement accessible comme le savoir écrit dans un livre. Il y a un travail à faire d’explicitation qui est souvent mis de côté. L’enseignant doit ajouter aux savoirs des livres ce qu’il sait, ce qu’il sait faire, comment il le fait, comment il gère des situations de travail et comment il se comporte pour mener à bien son travail.
Cette partie de son rôle est rarement mise en évidence et pourtant c’est ce qui fait qu’il est indispensable d’utiliser des professionnels d’expérience pour pouvoir en former d’autres. L’enseignant en formation professionnelle n’est pas en formation que pour transmettre ses connaissances ou sa passion, il est en formation pour faire comprendre, faire faire des liens, donner du sens, créer des contextes professionnels et placer les apprenants dans des situations professionnelles. Il devient alors un exemple et un metteur en scène de son métier pour le faire vivre, car il sait comment vivre dans son métier. Ce n’est que dans ces conditions qu’il est possible de faire développer des compétences professionnelles aux apprenants.
Le défi à relever repose sur l’accompagnement et les instruments qu’un enseignant doit pouvoir avoir accès pour ainsi transformer ses connaissances tacites et implicites en savoirs, contextes, évènements et situations que les apprenants pourront comprendre et gérer.
Des idées pour la rentrée
5 septembre 2017
Aide à penser, Didactique professionnelle, Formation professionnelle 4 commentaires
Il n’y a pas d’apprenant ignorant, il y a que des savoirs ignorés
18 août 2017
Bibliothèque, Didactique professionnelle 8 commentaires
L’une de mes lectures d’été a été le livre de Gérard Delacour « Le Savoir n’est pas la Connaissance ». Cette lecture m’a confirmé certaines des nouvelles voies de formation que j’expérimente et m’a fait constater des évidences auxquelles je ne m’étais pas attardé. Je tiens à le remercier pour ces éclairages.
Je vais traduire à ma façon quelques-unes de ses idées. J’espère qu’il m’excusera si j’ai mal traduit sa pensée!
• Une première citation m’a confortée dans une position que je propose régulièrement dans mes formations, « Le savoir est toujours extérieur alors que la connaissance fait partie de soi ». L’un des défis de la didactique, en formation professionnelle, est de favoriser le passage, chez l’apprenant, du savoir vers la connaissance. Il fait la distinction, importante, qu’une personne peut avoir acquis plusieurs savoirs sans être en mesure de s’en servir. Pouvoir se servir du savoir repose sur la compréhension que l’on en a. Mémoriser des informations ne permet pas aux apprenants de les comprendre et de s’en servir. J’ai souvent entendu le commentaire d’enseignants qui indiquaient que les élèves n’utilisaient pas, dans la pratique, ce qu’ils avaient appris en théorie. La raison en est maintenant compréhensible, ils n’utilisent pas le savoir parce qu’ils ne le comprennent pas. Le savoir est demeuré un savoir, il ne s’est jamais transformé en connaissance. Ce n’est qu’au moment où l’apprenant comprend ce qu’il a acquis qu’il a le pouvoir de s’en servir.
• Un autre constat, suite à ma lecture, est que le passage du savoir-faire, inscrit dans les programmes, au pouvoir-faire de l’apprenant, constitue l’enjeu réel d’une didactique de la formation professionnelle. Créer des environnements d’apprentissage qui feront en sorte que l’apprenant s’appropriera le savoir et le comprendra pour avoir le pouvoir de s’en servir. L’évolution du savoir-faire vers le pouvoir-faire constitue vraiment l’enjeu de l’approche par compétences. Si l’on admet qu’un savoir qui se transforme en connaissance donne le pouvoir de s’en servir, une compétence sera ainsi composée d’un pouvoir, d’un pouvoir-faire et d’un pouvoir-être au lieu de savoir, savoir-faire et savoir-être. Le développement de la compétence de l’apprenant passe par la transformation du savoir en pouvoir. Cela me permet de faire évoluer ma définition de la compétence professionnelle comme étant de « Savoir bien faire « à « Pouvoir bien faire ». J’en déduis qu’un apprenant est compétent au moment où il a le pouvoir de bien faire son travail! Il ne faut surtout pas confondre avec la capacité à réussir les examens.
• De plus, Delacour présente une évidence que nous considérons rarement et qui devrait nous inspirer dans les activités que nous désirons faire vivre à nos apprenants en formation. L’apprendre se produit en cherchant, ce qui fait que l’action est au coeur des apprentissages de l’apprenant. Il faut amener les apprenants à chercher pour qu’ils apprennent à apprendre. Delacour souligne un point important dans notre quête. L’apprenant n’est pas intéressé à chercher le savoir qu’il connait déjà et il ne peut chercher le savoir qu’il ignore. Un autre défi de la didactique est de faire en sorte de créer les conditions pour qu’un apprenant désire chercher ce qu’il ignore.
• Une phrase clé qu’il utilise et qui doit nous inspirer tous les jours, en ce nouveau début d’année scolaire « Il existe bien des savoirs ignorés, il n’existe pas d’apprenant ignorant! ». Cela nous amène à comprendre que l’environnement d’apprentissage qu’il faut concevoir doit permettre à l’apprenant d’établir ce qu’il sait et de découvrir, par lui-même, les savoirs qu’il ignore, pour ainsi vouloir l’acquérir, l’apprendre, le connaître et ainsi avoir le pouvoir de s’en servir.
• Une dernière de ses citations, pour les enseignants qui débutent une nouvelle année scolaire, « Instruire est l’action d’accompagner l’apprenant à passer de Savoir à Connaissance ». Pour que cela puisse se réaliser, il nous propose une astuce de formation qui fait en sorte de ne plus débuter nos formations en voulant transmettre nos connaissances, comme c’est souvent le cas, mais plutôt d’aller chercher le point de vue des apprenants sur ce savoir. De cette façon, vous serez en mesure de détecter ce qu’ils ignorent et de les placer dans l’action pour qu’ils le découvrent et qu’ils comprennent la nécessité d’avoir les connaissances nécessaires pour ne plus ignorer ce savoir et ainsi avoir le pouvoir de faire .
Finalement, il faut faire découvrir aux apprenants, non pas leur dire, qu’ils ont besoin du savoir qu’ils ignorent pour les motiver à fournir l’effort nécessaire pour l’apprendre et le comprendre.
Bonne nouvelle année scolaire!
* La thématique de mes articles pour cette année sera orientée vers le développement d’environnement d’apprentissages actifs.
Référence du livre : Delacour, G. (2017). Le Savoir n’est pas la Connaissance : Manuel pour concevoir une formation. Toulouse, Édition Octares.











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