La représentation pour percevoir le savoir-être

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Faire apprendre les savoir-être d’un métier est essentiel pour faire développer une véritable compétence professionnelle. Le défi n’est pas tant de dire à l’élève ce qu’il faut qu’il ait comme comportement, mais plutôt qu’il puisse percevoir et, par conséquent, comprendre ce que le métier exige de lui pour qu’il puisse ajuster son comportement à celui d’un professionnel de son métier. L’acceptation de changer un comportement exige à l’élève de pouvoir être en mesure de reconstruire ses repères pour pouvoir situer un comportement et l’adapter aux circonstances d’une situation de travail.

Comme je l’ai déjà indiqué dans une capsule précédente, le savoir-être est constitué d’une composante cognitive, affective et conative. L’action, sa provocation et son contexte génèrent une émotion dont il faut qu’il comprenne les impacts sur le processus et le résultat du travail à effectuer et ajuste son comportement en conséquence. pour construire ou maintenir un lien de confiance avec les autres personnes

L’adhésion, pour commencer

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En éducation, on a toujours le souhait que nos élèves nous obéissent. Plusieurs jettent un regard nostalgique sur une époque où la discipline et l’autorité étaient à l’honneur. Malheureusement, pour certains, ces temps sont révolus, il faut passer heureusement à autre chose.

Pour la formation professionnelle, les comportements associés aux savoir-être sont suscités par le souci d’une personne de mener à bien ses tâches et d’atteindre les résultats attendus liés à ses responsabilités selon la situation de travail et ses circonstances. On ne peut plus se dire que la fin justifie les moyens. Il faut également se dire si le déroulement du travail correspond aux attentes de ceux qui ont à bénéficier de mes actions professionnelles.

Quand nous allons chez le mécanicien pour faire réparer notre véhicule, nous exigeons plus que  la réparation du véhicule, nous nous attendons  également à ce que le mécanicien communique avec nous correctement, qu’il nous informe clairement de la situation, qu’il manifeste de l’écoute et qu’il donne de la valeur à nos interventions.

On ne peut forcer ces comportements chez les apprenants, on doit les amener à adhérer au bien fonder de ces comportements et créer les conditions pour qu’ils se manifestent.

C’est un bon début !

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À la suite de mon appel à tous, dix sujets de chroniques ont été proposées. Ces sujets seront traités à partir de l’automne.

Si vous en avez d’autres, je vais les ajouter dans la mesure où mon expertise pourra être un apport.

Sujets

1. L’évaluation de l’apprentissage des savoir-être;

2. La pédagogie et le numérique;

3. Les référentiels et les certifications en formation professionnelle;

4. L’implication du secteur privé en formation professionnelle;

5. Coûts et bénéfices de la formation professionnelle;

6. La motivation aux changements de pratiques des formateurs;

7. La présentation efficace d’un objet de formation;

8. Le savoir-faire dans la compétence;

9. Des outils et des méthodes pour expliciter et formaliser l’expertise disciplinaire;

10. Exploiter l’ignorance des apprenants.

Voilà! Je suis un adepte de la recherche-action et de la recherche-développement. Pour fonctionner, j’ai besoin des acteurs du terrain et de problèmes à résoudre. Merci pour vos propositions. J’espère ne pas décevoir  vos attentes.  Ce sont de vastes sujets très intéressants.

En attendant, je vais terminer mes rubriques sur le savoir-être. La prochaine à venir traitera de l’adhésion.

À vous de jouer !

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Cela fait un certain temps que je vous propose différents sujets que je traite à ma convenance. Je vais bientôt terminer ma série sur les savoir-être. Ce n’est pas parce que je manque de sujets, vous devriez voir ma liste, mais je souhaiterais connaître vos préoccupations. Dans les formations que j’organise je préfère partir des besoins des participants, au sujet de l’objet que je traite, plutôt que de faire des présentations linéaires qui finissent pas être prévisibles.

Ma façon de fonctionner, comme chercheur, c’est de partir des résultats de la recherche-action et aboutir à la recherche-développement pour produire des solutions. J’aime beaucoup me placer dans des conditions d’inconfort,  c’est à ce moment que j’apprends.

Au moment de commencer mon blogue, il y a un certain temps, le nombre de mes lecteurs était relativement bas. Le temps aidant, mes aspirations étant modestes, les lecteurs se sont additionnés, aujourd’hui je compte plus de 700 abonnés. Je suis très impressionné. Cela fait beaucoup de monde avec beaucoup de questions.

Les questionnements peuvent être en lien avec ce que j’ai déjà écrit et que vous aimeriez que je complète, vos problèmes personnels en enseignement en rapport avec la didactique ou encore en rapport avec l’ingénierie de formation.

Je vais compiler vos questions et je vous ferai un plan de présentation des articles en les regroupant par thèmes.

À vous de jouer !

L’émotion, catalyseur du savoir-être

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L’émotion est le concept le plus complexe de ceux que j’ai utilisés pour représenter le savoir-être. Ce n’était pas un choix de l’intégrer à mon modèle, mais une nécessité. C’est l’élément clé du savoir-être. En ce qui concerne l’apprentissage du savoir ou du savoir-faire, l’émotion joue un rôle en rapport avec la motivation et le processus d’apprentissage. Dans le cas du savoir-être, l’émotion devient objet d’apprentissage, car elle a une incidence directe sur le comportement de l’apprenant. La référence d’un savoir se retrouve dans la technologie et la science. La référence du savoir-faire se retrouve dans les méthodes, protocoles, procédures, instructions et pratiques des experts. La référence du savoir-être est en  lien avec une action d’un individu selon la situation de travail, la tâche à réaliser, les événements à gérer et les circonstances qui l’influencent. Cette action se retrouve sous la forme d’un comportement manifesté reflet de ce que l’apprenant peut comprendre de la situation où il se trouve et des sentiments que cette situation provoque chez lui sur la base de ses convictions de ce qu’il évalue comme étant bien ou mauvais.

J’espère que mes explications sauront vous éclairer. En ce qui me concerne, elle m’ouvre une porte sur la mise en place de situations didactiques permettant à l’apprenant de comprendre la distance à parcourir entre ses émotions spontanées et ses émotions conscientes. Le constat que je fais m’amène à constater que la majorité des environnement de formation sont inadéquat pour favoriser le développement des savoir-être professionnel. Nous abordons un nouveau monde.

Un aide-mémoire pour comprendre le savoir-être

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Poster Savoir-être

Il faut penser au savoir-être pour le manifester

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La cognition c’est d’amener une personne à penser. Pour favoriser le processus mental de la cognition, il faut pouvoir présenter à l’apprenant le savoir-être pour qu’il puisse le percevoir. Il faut aborder le savoir-être comme un objet d’apprentissage, non seulement comme des indicateurs d’une grille d’évaluation pour en juger la présence, l’absence ou l’insuffisance. Le défi est de le faire apprendre.

Si nous avons comme objectif de faire apprendre le savoir-être, il faut pouvoir le représenter pour qu’il devienne perceptible et ainsi être accessible à l’apprenant. Le savoir-être ne se représente pas uniquement par des mots ou des images. La représentation d’un savoir-être doit comporter ses trois composantes de base. Il faut une action professionnelle où l’apprenant sera en contexte pour susciter les émotions qui lui sont associées et ainsi en découvrir les éléments à apprendre. Une situation représentative du travail, des conditions et des tâches à réaliser constituent les ingrédients essentiels. C’est à ce moment que l’apprenant pourra prendre conscience et percevoir, en ressentant, le savoir-être à développer.

Vous constaterez que ce n’est pas par un PowerPoint que vous pourrez faire développer un savoir-être. De la même manière que pour faire apprendre à nager, il faut à un moment donné que les apprenants se lancent à l’eau pour comprendre et apprendre à nager. Vous me direz qu’il s’agit simplement de placer l’apprenant en stage pour qu’il comprenne. Toujours avec mon analogie de la natation, avant de faire plonger ses apprenants dans la partie profonde de la piscine, il faut les faire débuter dans la partie où ils ont encore pied, pour éviter ainsi qu’ils se noient.

Il est toujours possible d’apprendre à nager en lançant les personnes toute de suite dans la partie la plus profonde et les regarder se noyer en se satisfaisant d’un petit nombre qui réussira toujours à s’en sortir. Il ne faudrait surtout pas leur dire que nous leur avons appris à nager. Ils auront appris à survivre, et ceci au détriment de combien de noyades ?

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